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UNE ARCHE CONTRE LES DÉLUGES OU

LA VIE DE ROGER CARO, MON PÈRE


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Avant-propos :


J’ai 64 ans. Si je m’écoutais, je ne publierais rien des documents en ma possession, et laisserais mon père et ses livres seuls en tête à tête avec leur destinée. Mais un fils a-t-il le droit de dérober au public des éléments qui peuvent éclairer la vie et l’œuvre d’un homme ayant exercé une forte influence sur un grand nombre de personnes dans les trois domaines auxquels il s’est intéressé, avec passion et même jusqu’au dévouement? A savoir la radiesthésie, l’alchimie et l’histoire de l’Eglise. Tant de gens ont cru bien le connaître, et si nombreux sont ceux qui ont véhiculé sur lui, depuis sa mort en 1992, tant de faussetés ! Comment les rectifier sans polémique et sans être accusé de parti pris dans la présentation d’un être et d’une création qui m’ont touché de si près et qui ont fait, et font toujours, partie intégrante - ô combien - de ma propre existence? J’ai pensé qu’il fallait refuser la voie d’une biographie ordinaire, réorganisant une existence selon les désirs de celui qui l’écrit, comme si l’on pouvait être certain d’avoir sondé et compris le cœur et l’esprit de l’être que l’on raconte, ou plutôt qu’on « invente ». Qui a été mon père, que pensait-il exactement, que voulait-il vraiment, quel a été le sens profond de son action ? Je n’en sais rien. J’ai mon idée bien sûr (je l’ai tout de même accompagné 47 ans !), mais elle n’a pas valeur de parole d’évangile. D’ailleurs, est-ce à un fils de dire tout ce qu’il sait de son père, de le juger, de souligner ses faiblesses, ses erreurs, ses fautes ou ses arrangements éventuels avec la vérité ? Et s’en tenir aux qualités et aux forces, serait-ce crédible ? D’un autre côté, je dois permettre à ceux qui dans le futur s’intéresseront à son œuvre, de la saisir à partir de documents incontestables qu’il serait égoïste et scandaleux de garder à jamais enfouis : autoriser une connaissance relativement juste de l’itinéraire spirituel d’un homme, qu’ils l’aient ou non connu, telle est l’exigence qui a guidé ma décision.

Mon propos est donc de donner du grain à moudre aux lecteurs et aux chercheurs de toutes sortes et de toutes motivations, sous forme de documents inédits fort variés (lettres, pièces administratives, registres, procès-verbaux, articles de journaux, etc.) qui permettront de confronter des « légendes », si nombreuses, à la réalité. Ce qui ne revient pas à dire que je vais tout publier de ce que je détiens et révéler tout ce que je sais. Respect ou sympathie pour certaines personnes, charité pour d’autres ou refus de la polémique, sens particulier de mon amour ou de mon devoir filial : autant de raisons parfois de garder le silence ou de ne pas en dire plus. Au lecteur alors de comprendre et de tirer le sens des documents présentés en lisant entre les lignes. Partagé entre deux impératifs, faire connaître et garder une certaine réserve, j’ai effectué un choix qui me paraît raisonnable : le chemin qu’a parcouru mon père sera rapporté, dans l’ordre chronologique, seulement par des documents dont les originaux, si c’est matériellement et financièrement possible, devraient figurer plus tard en annexe. Les grandes étapes de sa vie et de son œuvre ainsi restituées seront simplement reliées par des transitions, les plus courtes et les plus sobres possibles, signalées par un changement de typographie. De même, pour bien distinguer les textes et les faits évoqués des appréciations que je peux y apporter quand je l’estime nécessaire, c’est seulement dans les notes de bas de page que j’interviendrai. Ainsi il sera clair que ma voix n’est pas celle des personnes qui parleront dans les textes cités, et chacun sera libre de tenir compte ou non de mes réflexions. Quant au fond, mon propos n’est ni d’ordre apologétique ni d’ordre satirique. Les événements rapportés le sont par ceux qui les ont vécus, dans leur subjectivité d’acteurs ou de témoins. Mon père fut-il un grand initié, ce qu’il est pour les uns, ou un affabulateur si habile qu’il finissait par croire lui-même à ses propres fables, ce qu’il est pour d’autres, ou un peu des deux à la fois, son œuvre constitue-t-elle une patiente et cohérente réalisation ou une mosaïque attrape-tout ? Pour ma part, enfant et adolescent, l’aventure, à vivre, fut fabuleuse et exaltante. Adulte, elle fut toujours enrichissante et, même si je ne partageais pas, loin de là, tous ses choix, j’ai aidé mon père dans son œuvre chaque fois qu’il me l’a demandé, même si les toutes dernières années de sa vie, happé par mes activités professionnelles de professeur en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles et de membre du jury de l’Agrégation interne des Lettres modernes, j’en ai été plus éloigné : de l’œuvre et des activités des Associations qu’il avait fondées s’entend, pas de l’homme ! Encore aujourd’hui, je lui suis reconnaissant d’avoir suscité en moi le sentiment du Beau et l’aspiration à l’élévation de l’esprit et de l’âme. Car pour moi, avant d’être Patriarche de l’Eglise Universelle de la Nouvelle Alliance (E.U.N.A) ou Imperator des Frères Aînés de la Rose-Croix (F.A.R+C), Roger Caro a été un père aimant et aimé. Il l’est toujours, et depuis dix-sept ans, pas un seul jour ne se passe où je ne ressente la plaie toujours béante en moi de sa disparition.


Cependant, ici, c’est l’itinéraire de l’homme que rien, par ses origines ou son éducation, ne semblait prédestiner à devenir précisément Imperator et Patriarche qu’il me faut retracer. En ouverture, j’ai placé une « Vie de R. », écrite par Madeleine, la seconde épouse de mon père et ma seconde maman, trop tôt disparue (en 1976), comme la première d’ailleurs. Cette « Vie de R. », écrite dans la veine hagiographique des « vies de saints », dit assez l’admiration qu’elle portait à mon père : je suis heureux de rappeler sa mémoire et de lui rendre hommage. Ensuite, la vie et l’œuvre de Roger Caro, alias Pierre Phoebus, Theourgia, Kamala Jnana, Pierre Deloeuvre… seront scandées par des documents répartis en quatre grandes périodes : la première, de 1911 à 1947, est à mes yeux la « préhistoire » de mon père, de sa naissance à la mort de « Ri », son épouse et la mère de ses deux enfants (ma sœur aînée et moi). La deuxième période correspond à la radiesthésie. La troisième à celle où l’alchimie était prépondérante. La quatrième au développement de son Eglise (parallèlement à la poursuite de ses activités concernant l’alchimie).
Ainsi, d’étape en étape, mon père, à la barre de son Arche affrontant les Déluges, est passé de la Terre au Ciel pour, selon ses aspirations et ses convictions, y retrouver les siens et surtout sa « Ri », sa « Laetitia », sa conseillère céleste à laquelle jusqu’à sa propre fin, il ne cessera de faire référence, dans ses écrits ou dans ses discours. Si le Temps m’en laisse le temps, je terminerai l’évocation de son passage terrestre par quelques informations et réflexions sur ce qui s’est passé après sa mort. J’ai gardé le silence depuis dix-sept ans pour ne pas gêner ses successeurs, et leur laisser toutes leurs chances sans nuire à leur action. J’ai laissé colporter bien des bruits mensongers ou du moins erronés. Maintenant que les années ont passé, certaines vérités méritent d’être dites, toujours évidemment assorties de documents, et je dirai ces vérités si je vis assez pour le faire. Si je meurs avant, voyez-y le signe que le silence aura été jugé, « en Haut », préférable à la révélation, et j’emporterai à mon tour quelques secrets dans ma tombe. D’ici là, je continue, quoi que j’en pense, de souhaiter bonne route à ses successeurs, même si cette route est fort éloignée de celle rêvée par mon père. Je reconnais d’ailleurs en être en partie responsable, lui ayant fait savoir dès 1988 mon refus de prendre sa suite, même si, jusqu’au bout, il a toujours espéré que je reviendrais sur ma décision. Ce ne fut pas le cas, et ça ne l’est toujours pas : je n’ai ni la vocation ecclésiastique ni l’ambition ou même la simple volonté d’être le Guide ou le Maître à penser d’une communauté d’alchimistes ou d’apprentis alchimistes, persuadé d’être l’héritier d’une tradition multiséculaire. Fils fidèle, oui. Nouveau Patriarche ou nouvel Imperator, non ! L’œuvre et l’univers que mon père a créés (je dis bien créés) ont pour moi leur valeur en eux-mêmes, non dans l’ancienneté que mon père leur a souvent prêtée pour mieux asseoir leur validité et son autorité.
Je vous invite donc à parcourir à votre tour cet « itinéraire ». Livre des merveilles ou succession de balivernes, machine à faire rêver ou inépuisable matière à raillerie? Chaque lecteur jugera, interprètera. Quelques mois avant sa mort, mon père m’avait dit : « J’ai manqué ma vie ». J’avais protesté, mis en avant ses deux enfants, la réussite et le rx centre 24 de ses Associations, l’importance de ses livres, l’aide qu’ils apportaient et continueraient d’apporter après lui. En vain, je le sentais bien, mais je ne comprenais pas pourquoi il tenait de tels propos, ou plutôt je pensais qu’ils étaient dus seulement à mon refus de lui succéder et à ses inquiétudes quant à l’avenir de ses Associations. Après la lecture de tout ce que j’ai trouvé et après de longues conversations avec des gens qui l’ont bien connu, je crois maintenant qu’il s’agissait d’autre chose de plus profond. Depuis, une question me hante : « Et s’il était à refaire, referait-il ce chemin ? » Je n’ai, hélas, pas de réponse.


Daniel Caro

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VIE DE R. 

(PAR MADELEINE LEMAÎTRE, ÉP. CARO ROGER)


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«  Il est sur terre, a écrit Papus, des êtres exceptionnels, qui viennent ici comme le Sauveur est descendu aux Enfers, c’est-à-dire librement et sans avoir plus rien à payer, ce sont des envoyés. Ils se caractérisent par des pouvoirs particuliers alliés à une très grande modestie. »


C’est l’histoire de l’un de ces envoyés que vous allez parcourir. Ce livre est la relation fidèle de la vie d’un grand Sage aimé de Dieu et ignoré des hommes.
Sa mission était, avec l’aide de ses guides célestes, de démontrer la suprématie de l’Esprit sur la matière. Il y consacra ses jours et ses nuits et y réussit pleinement.

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Ce jour-là un homme pleurait la perte de sa femme tendrement aimée. Cet homme touchait le fond du désespoir. Il restait seul avec deux petits enfants de 2 et 5 ans … seul avec sa peine.
Tout commença ainsi par une grande douleur qui ne le quittait jamais… le sommeil l’avait fui. Sans ses enfants qu’il chérissait, il serait allé rejoindre sa chère disparue.
Environ six mois après la perte de sa femme, un de ses amis voulant le distraire de son grand chagrin l’emmena un soir à la Société de Radiesthésie de Marseille. Cela l’intéressa beaucoup. Tout d’abord il tâtonna, puis se passionna pour cet art merveilleux, si mal connu et pourtant si décrié.
Il mélangea, selon les conférenciers qu’il écoutait, le physique et le mental, des deux faisant un enchevêtrement, puis peu à peu, éliminant l’inutile fatras des appareils dits physiques, il atteignit la maîtrise en cet art et écrivit en 1953 son premier livre Succès Pendulaires, relatant ses expériences authentifiées par de nombreuses personnalités du monde scientifique : Ingénieurs, Docteurs en médecine, Archéologues, Architectes, etc., dont les signatures sur les nombreux procès-verbaux font foi de la sincérité de cet homme étonnant au cœur simple comme celui d’un enfant.

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Le 22 octobre 1951 avait lieu le mariage religieux de Roger Caro. Celle qui allait être sa seconde femme1 s’était intéressée à l’art pendulaire et avait été attirée par ce conférencier à la parole si simple, si prenante et dont il émanait une force inconnue. Cet homme respirait la bonté et la sérénité. Ces conférences avaient lieu à la Société de Radiesthésie de Marseille, qui se tenait alors rue Paradis.
Contactée par des amis de Roger Caro, elle avait suivi avec un petit groupe d’amis, comme secrétaire du Docteur X… enregistrant les guérisons faites par Roger Caro sous le contrôle de son ami le Dr X… (voir Succès Pendulaires) et participant à de passionnantes recherches.
Quatre mois après son admission dans le groupe, après de multiples recherches, conférences, causeries amicales, études et lectures sur des faits curieux et inexpliqués … elle épousait cet homme extraordinaire. Sa vie en fut transformée.
Tous deux continuèrent avec leurs amis à poursuivre leurs recherches archéologiques, où Roger Caro montra qu’il possédait la maîtrise dans l’art du pendule. Il fit aussi de nombreuses recherches d’eau pour des industriels ou des particuliers.

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C’était un être exquis, plein de bonté, d’amour et de foi. Il était toute douceur, toute compréhension, surtout avec les humbles, les pauvres, ceux qui n’avaient rien à donner, sinon la richesse du cœur. Avec eux sa patience était infinie.
Il recevait tous ceux qui voulaient le voir et certains en usaient et en abusaient, restant des heures à raconter leurs histoires, pour revenir quelques jours plus tard. Il ne se lassait pas de les aider, mais parfois le soir il était bien las et bien triste devant tant de misères, tant de souffrances … Il aurait voulu tout guérir, tout consoler … peines du cœur, peines du corps et de l’âme. Il demandait au Père d’exaucer ses prières … et bien souvent le Père accordait la grâce demandée.
Il fut pour ses Guides célestes un instrument docile, acceptant toutes les missions qui lui étaient confiées, prodiguant sans compter son temps et sa peine.
Malgré son inexpérience et sa timidité qui était grande, il obéit sans discuter à ses guides bien-aimés. Il fit de nombreuses conférences, prospections, écrivit des livres et enseigna de nombreux disciples.
Odde le Massaliote2 ne lui avait-il pas dit : « Un Sage doit ignorer la peur quand il détient la Connaissance. Honte à ceux qui ont peur… », et il se vainquit lui-même. Il est vrai que Myriam la Massaliote lui avait promis : « Ma main guidera ton bras chaque fois qu’il sera au service de l’œuvre » … et que Laetitia3, sa compagne bien-aimée de toujours, avait ajouté : « Que ma Lumière déchire tes ténèbres »…
Le Ciel multipliait les messages et pour convaincre les amis, les disciples parfois incrédules ou apeurés, les guides célestes accumulaient les preuves, les cadeaux, offrant des apports … livres ou objets quand ils étaient contents du travail accompli. Ils offraient sans compter pour la joie de donner, et c’était étrange et merveilleux en vérité, ce contact mystérieux et palpable à la fois avec l’Invisible. Lui, les voyait ces Sages, qui venaient tour à tour conseiller, ordonner, inspirer, tantôt doux et compatissants, tantôt empreints de gravité et de sévérité, si le disciple choisi avait été négligent ou avait commis une faute, parfois vibrant d’amour et d’enthousiasme, entraînant avec eux vers les plus hauts sommets le Maître et ses disciples. Comme c’était bon cette ascension vers l’Infini, cette marche vers l’Au-delà, un Au-delà rempli de Lumière, de Beauté et de Sérénité.
Qu’importaient alors la fatigue, les embûches, les railleries ou la mauvaise foi du monde. Rien n’arrêtait cette montée triomphante vers l’Esprit. Le Maître et les disciples vibraient d’un même amour, d’une même foi. Les guides célestes apportaient des messages d’une sublime beauté, conseillant, encourageant, ordonnant parfois tel travail. Parfois ils reprenaient avec douceur celui qui n’avait pas obéi ou n’avait pas assez travaillé. Le Maître écoutait et transcrivait les messages contenant souvent un enseignement divin, puis lentement les lisait aux disciples ravis. Le temps s’arrêtait.

Que de soirées passées ainsi auprès du Maître à écouter l’enseignement sacré, puis nous nous réjouissions d’une belle musique : les Symphonies de Beethoven, l’Ave Maria de Gounod, les Préludes de Liszt, la Marche triomphale d’Aïda, la Symphonie Inachevée de Schubert, l’Enchantement du Vendredi Saint de Wagner, etc., qui nous transportait dans un monde divin ; parfois tout simplement nous écoutions le Clair de Lune de Werther si pur… et pour remercier le Ciel l’Alléluia de Haendel résonnait, exaltant la joie de nos cœurs, et bien d’autres musiques encore nous enchantaient, purifiant et élevant nos vibrations. Nous nous sentions emplis d’une force puissante et sereine à la fois. Tout nous semblait possible.

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La veille de son mariage avec sa deuxième épouse, sa bien-aimée Laetitia lui dit :

« …. Roger sera désormais conduit par intuition auditive. Afin d’éviter toute suggestion de sa part, avant le début de mes messages et à la fin, il percevra le son de beaux carillons. Au moment où Roger passera l’anneau au doigt de Mad, notre Père bénira et l’étoile de Mad4 radiera 7° zone. Son pouvoir bénéfique est très fort et les spires qui partent dans toutes les directions envoient les ondes du bien.
Le bon ne peut se changer en mal, mais lorsqu’on s’écarte de lui on souffre mille morts et il semble que le Ciel se venge. Le Ciel ne se venge jamais… il y a des lois. Qui les transgresse paie… »

Une autre fois elle le prévint :

« Des forces mauvaises vous entourent, ne faiblissez pas… restez confiants quoi qu’il arrive.
Tu aimes ton Roger, Mad, et je te le confie. Désormais c’est par toi qu’il vibrera et qu’il réussira de belles choses. Vous ne faites plus qu’un pour moi. Tu es bonne, Magda chérie, et je t’aime. Parfois tu lui reproches câlinement sa sensibilité, sa timidité, je ne sais s’il pourra changer, c’est ce qui lui donne sa force radiesthésique, le jour où il perdra de cette sensibilité… il effritera ses dons. »

Après une matérialisation elle expliquait :

« 2h 10, l’heure de ta RI5 … 30/12 St Roger. La pièce6 vient de se créer. Quel plus beau cadeau pouvait t’offrir ta RI, que celui de te permettre de réaliser ton premier miracle. Je suis heureuse de la joie en cascade que je vais procurer. Toi qui en as la réalisation. X… qui en recevra le présent, tes frères qui vont tressaillir de joie.
Es-tu content du « Clair de Lune » que je t’ai offert à mon tour ? C’est céleste, 6° zone. Tu en as eu un aperçu. »


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Notre Maître bien-aimé vécut un jour une véritable page de la Vie des Maîtres, ce beau livre de Baird Spalding.
Un soir son Guide Laetitia lui dit de s’habiller pour partir du côté de Saint Maximin dans la campagne, ensuite on lui dirait où aller.
Il embrassa sa femme et ses enfants et partit avec sa petite 4 CV.
Arrivé à quelques kilomètres après Saint Maximin où se trouvait un vieux temple en ruines, il s’arrêta. On lui dit de ranger sa voiture et d’aller à pieds dans la campagne. Il était près de minuit et ce n’était pas très engageant, mais il obéit et marcha environ 10 minutes… Il arriva à un endroit, une sorte de pierre creusée dans le roc. Une voix murmura à son oreille : « Ici est la tombe de Nébro, allonge-toi ». Il s’exécuta et se trouva à l’intérieur de la terre dans une sorte de Temple bouddhique.
Il y avait parmi d’autres statues un Dalaï Lama en bois doré … « Prends-le et va-t-en vite, le Temple est vétuste et va s’écrouler d’un moment à l’autre. » En effet des pierres et colonnes s’écrasaient. Vivement M. Caro prit la statue et s’enfuit dans un fracas d’éboulement. Quand il fut arrivé chez lui, il regarda avec sa femme, émerveillés tous deux, cette magnifique statue du Dalaï Lama qui semblait leur parler. Un bâton d’encens fut allumé pour remercier le Père de cette nouvelle grâce.

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Il y eut les amis, il y eut les fidèles qu’il aima comme des frères, et tous réunis sous la conduite de leur Ami, de leur Maître, ils formaient un groupe qui vibrait si haut que l’harmonie la plus complète y régnait.
Laetitia avait dit à Roger : « Joue le Clair de Lune de Werther et je viendrai et je te parlerai. » Il y avait aussi les Préludes de Liszt qui relataient la vie de Myriam la Massaliote, dont la sagesse étonna les Prêtres de l’époque et qui mourut à 12 ans. Ces Préludes évoquaient aussi la vie et le sacrifice d’Odde le Sage son Père.
Puis au fur et à mesure de leur montée vers l’Au-delà, il y eut les Symphonies de Beethoven, la Symphonie Inachevée de Schubert et, en apothéose, le Vendredi Saint de Wagner, sublime harmonie atteignant au divin.
On jouait parfois l’Alléluia de Haendel, l’Ave Maria de Gounod ou le Te Deum de Charpentier, etc.
Et toute cette harmonie, toute cette beauté, en élevant les âmes faisait vibrer si haut que nos amis célestes descendaient parler à notre Maître et nous écoutions religieusement les conseils, les enseignements divins.
Leur patience était grande et leur amour infini. A part notre Maître qui obéissait sans discuter, sans murmurer, nous avions souvent la tête dure et le col roide parfois, alors ils revenaient nous aider, de leur amour, de leurs conseils, de douces remontrances : « Prier, travailler, aimer Dieu et vos Frères », « Ne cherchez pas à comprendre, suivez nos conseils. »
Parfois la nature humaine se rebellait et certains frères s’éloignaient. Le Maître en souffrait, mais continuait inlassablement sa mission, d’autres disciples se présentaient, remplis de bonne volonté et de zèle.

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SES ŒUVRES7

Sa vie d’écrivain commencée tardivement fut féconde. En 1953, il avait alors 42 ans, il écrivit Succès Pendulaires. En 1954, le Traité de Thaumaturgie pendulaire vit le jour. En 1955 il sortit un Cours de Thaumaturgie en 7 leçons et la même année il écrivit : De la valeur des lois en radiesthésie, livre qui clôtura ses écrits sur l’art pendulaire.
En 1961, il publia le Dictionnaire Alchimique de Kamala Jnana8 et se chargea de l’édition, ses amis Charlet étant trop occupés et trop éloignés pour le faire eux-mêmes, comme il l’était prévu initialement. Ce livre commençait la série des livres alchimiques qu’il écrivit aidé de quelques Sages.
En 1965 il vint habiter Saint-Cyr-sur-Mer9, petite ville de 3500 habitants environ. Il venait y chercher le calme, afin de poursuivre en paix sa mission inchangée depuis plus de 20 ans : « démontrer à un monde matérialiste la suprématie de l’Esprit sur la matière. » Là il écrivit un livre inspiré Les miracles ont aussi leurs lois. Ce fut aussi dans ce coin béni des « Angelots », sa villa de Saint-Cyr, que naquirent ses plus beaux livres en collaboration avec d’autres Adeptes :

En même temps il aidait les chercheurs sincères, et aidé de quelques Adeptes il enseigna les disciples aux cœurs purs, donnant gratuitement ce qu’il avait reçu gratuitement.
Il recevait de nombreux visiteurs intéressés par cette science divine … A chacun il donnait l’enseignement tant désiré malgré sa fatigue qui était bien grande certains jours.
En ces temps de matérialisme effréné, il souffrait de voir tant de jeunes si ardents et si pleins de promesses mal dirigés par des hommes sans scrupules.
Il savait que les temps étaient proches. Si les hommes ne se réformaient pas, si leurs cœurs restaient sourds et endurcis dans leurs pensées mauvaises, alors la loi s’accomplirait et un monde disparaîtrait dans un chaos indescriptible, créé par les pensées destructrices des hommes.

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Laetitia lui fit rencontrer un adepte canadien qui lui remit de la poudre alchimique. Roger Caro demanda à différents amis d’expérimenter cette poudre, entre autres le Dr X, M. A., R. R.11, etc.
Quelque temps après, une disciple du Maître, Mme N.12, fut désignée pour s’occuper d’Alchimie. Pendant près d’un an elle fit un travail de bénédictin, allant dans les bibliothèques, prenant des notes dans les vieux grimoires et les vieux bouquins des anciens philosophes. Puis un jour se trouvant fatiguée elle arrêta là ses recherches.
C’est alors que Laetitia chargea Roger Caro de cette mission, reprendre les recherches sur la Sainte Science et les mener à bien. Il devait acheter tous les livres et documents anciens traitant de cette science divine.
A cette époque il habitait un petit appartement de trois pièces à Marseille, avenue du Prado. Un jour, au cours d’une de ses expériences, il fit éclater une cornue, et cela aurait pu avoir de graves conséquences… heureusement il était protégé par ses guides célestes.
Le petit appartement dégageait périodiquement une odeur souvent pestilentielle, parfois Roger Caro mettait à l’intérieur de la bibliothèque un ballon arrivé au stade de la putréfaction, et des vapeurs s’exhalaient noircissantes et puantes.
Quand il avait bien travaillé ses guides venaient lui dire leur joie et l’encourager. Tous les vieux livres des anciens alchimistes qu’il put trouver chez les bouquinistes furent achetés ainsi qu’il le lui avait été demandé. Il les compulsa fiévreusement jour et nuit, mais les anciens alchimistes gardaient bien leur secret et mettaient un malin plaisir à égarer le chercheur bien souvent…
Neuf mois passèrent, le temps d’une gestation. Neuf mois de travail acharné, d’espoir, parfois aussi de lassitude, d’expériences et de prières vers le Père de toute Science.
Puis vint le jour inoubliable de la Victoire… Radieux et ému le Maître tomba à genoux et le cœur rempli d’amour remercia le Père de lui avoir donné la Connaissance.

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Une année, il partit avec sa femme et ses enfants en Bretagne et s’arrêta chez son beau-frère le Dr. Lesegretain, qui habitait Le Mans. Il arriva très fatigué, ayant dû le dernier jour conduire avec un seul œil, l’autre ayant eu brusquement la vision troublée.
Il se reposa une semaine au milieu de cette famille si accueillante et décida de poursuivre le voyage avec sa femme, laissant les deux enfants Daniel et Maryse13 une semaine chez leurs parents. Son œil était toujours aussi malade et le Dr. Lesegretain son beau-frère après un examen rapide lui conseilla vivement de retourner doucement à Marseille et de se faire examiner par un spécialiste, ajoutant que cette affection de la vue pouvait devenir fort grave et que peut-être même il risquait de perdre la vue.
Il partit quand même avec sa femme, vers le Mont Saint Michel. Ils s’arrêtèrent à Mayenne pour déjeuner. Tous deux étaient tristes et inquiets. Que réservait l’avenir ? Etait-il possible qu’il devînt aveugle ?
En descendant de voiture ils remarquèrent une grande église sur la place et décidèrent d’y aller prier. L’église était en réparation et de nombreux échafaudages s’y trouvaient. Ils se réfugièrent donc dans une petite chapelle tranquille dédiée à la Sainte Vierge. Une vénérable statue de N.D. des Miracles reposait sur son socle contre le mur. Un grand livre était posé sur une petite table au-dessous de la statue.
Tous deux adressèrent une fervente prière à N.D. des Miracles demandant la guérison de l’œil malade. Puis sa femme, comme poussée par une force inconnue, se leva et écrivit sur le grand livre, remerciant par avance pour la guérison de son mari. Ensuite elle prit de l’eau bénite qui se trouvait tout près de là et traça un signe de croix sur l’œil. A peine avait-elle terminé que son mari s’écriait : « Je suis guéri. » L’émotion des époux était telle qu’ils versèrent des larmes de joie et remercièrent de tout leur cœur N.D. des Miracles.
Ils sortirent de l’église le cœur débordant d’allégresse, et tout joyeux firent honneur à leur repas, avant de reprendre gaiement leur route vers le Mont-Saint Michel et la Bretagne, pays de sa femme née sur la Côte d’Emeraude à Dinard.
Depuis ce jour M. Caro, qui portait des lunettes, n’en eut plus besoin14.

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Au milieu des joies et des peines, ses guides célestes l’attiraient chaque jour un peu plus vers cet infini si pur et si lumineux. Sa vie fut remplie d’épreuves qu’il supporta avec une grande patience.
La plus dure fut certes le départ de la femme aimée vers cet au-delà de lumière15. Mais ensuite celle qui toucha le plus son cœur et lui fit verser bien des larmes amères fut l’abandon à une certaine époque de presque tous ses disciples et amis16. Longtemps avant sa bien-aimée Laetitia l’en avait averti.
Mais avec une foi et un courage admirable il continua à lutter et poursuivit sa mission.
Quelques années plus tard, le Ciel lui donnait la grande joie d’avoir de nombreux disciples, qui se multiplièrent et aidèrent les Frères qui cherchaient avec sincérité.

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Procès-verbal d’une expérience17


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Le 30 mars 1958 aux Lecques, vers 14 heures, Roger Caro m’a demandé d’exécuter moi-même l’opération dite Lulle. Il m’a remis un petit tube contenant de la poudre. J’ai prélevé un peu de cette poudre en vue d’une éventuelle analyse ultérieure, afin de vérifier si besoin est qu’elle ne contient pas d’or.
Dans un creuset de porcelaine, j’ai versé une goutte de mercure et l’ai soumis à une flamme d’alcool. Dès qu’il a commencé à se sublimer je l’ai retiré de la flamme et j’ai versé la poudre sur lui de manière à le recouvrir. J’ai ensuite couvert le creuset et l’ai remis à la flamme.
Au bout d’une minute environ, j’ai versé le contenu du creuset dans une coupelle contenant de l’acide nitrique. Après volatilisation est apparu sur les bords de la coupelle et son pourtour un résidu teinté de rouge dans certaines parties et de brun verdâtre. J’ai évacué le mercure en excédent en inclinant la coupelle.
J’ai ensuite soigneusement recueilli le résidu, l’ai broyé avec un pilon de verre et l’ai versé dans une cuillère en fer et ai  soumis l’ensemble à la flamme. Au bout de 20 minutes j’ai versé un peu d’acide nitrique et ai continué à chauffer pendant 10 minutes environ.
Pendant toute cette période, j’ai observé que le produit a changé plusieurs fois de couleur, passant par partie du rouge au brun pour atteindre finalement une teinte brune violacée presque uniforme.
Après refroidissement j’ai constaté l’existence d’un petit noyau de matière pailletée et dorée. Cette matière, après avoir été pressée contre le fer de la cuillère au moyen du pilon, a laissé d’une manière absolument indubitable des traces dorées, traces qui ont persisté au lavage.
La quantité de poudre était trop faible pour permettre de procéder indubitablement à l’expérience de l’amalgamation, car il aurait été nécessaire dans ce cas de faire l’expérience avec des quantités plus importantes.

Marseille, le 30 mars 1958
R. Raguin
Ingénieur E. P. (École Polytechnique)


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En Haute-Savoie à Argentières, il connut avec sa femme des heures inoubliables auprès d’une famille amie.
Ils étaient cinq18, tous unis et solidaires, tous emplis d’amour et de foi. Tous les soirs le Maître les réunissait et les enseignait. Ensemble ils priaient et s’élevaient et leurs vibrations étaient si pures, si élevées, que le Maître fit là ses plus beaux miracles.
Chaque jour amenait de nouvelles joies, de nouvelles bénédictions. Les guides célestes donnaient des messages sublimes et pour montrer leur contentement offraient des apports, faisait trouver par le Maître améthystes, quartz roses, cristaux, pépites, etc. Les journées passaient merveilleuses et trop courtes.
C’est là que le Ciel offrit la mine d’or du Passon19 … que la cupidité des hommes fit disparaître.

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Votre amitié si douce est à nos cœurs meurtris

Le rayon de soleil, qui fait aimer la vie.
Dans votre beau pays aux neiges éternelles,
Où les cimes si belles semblent toucher le ciel,
Il fait bon reposer près de nos frères aimés.
Là nous avons trouvé joie et sérénité…
Demain nous quitterons ces montagnes si chères,
Demain nous reprendrons la route solitaire…
Notre douleur est grande, Amis, de vous quitter.
Malgré nos cœurs vaillants, nos larmes vont couler.
Mais le Père a parlé : nous devons obéir,
Emportant avec nous, comme un doux souvenir,
Votre amour généreux et la joie de savoir
Que nos âmes là-haut vont à jamais se voir.


Argentière, 27/9/1959


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Le 22 octobre 1960 naquit à la Gineste20 un charmant petit chiot. Il fut offert au Maître Roger Caro par un de ses disciples et amis R. R. Il eut tout de suite une place de choix près du lit de son Maître.
Toute la famille l’avait adopté et chacun le gâtait à qui mieux mieux. Igor, tel était son nom, grandissait en force et en gentillesse. Quand il fut suffisamment grand son Maître l’inscrivit au Boxer Club de Marseille et tous deux, le Maître et Igor, suivirent des cours de dressage. Ils passèrent ainsi des heures fort agréables à ce Club. Le Maître s’y fit de nombreux amis et Igor aimait fort les séances de dressage et travaillait de tout son cœur. Il obtint brillamment son diplôme de chien de garde et suivit partout son Maître, lui sauvant la vie à différentes reprises.
Un jour où celui-ci s’était arrêté dans un petit bois près de Chamonix pour se reposer un peu, Igor était allongé à l’arrière de la voiture, un homme surgit et s’empara de la serviette de son Maître handicapé par un accident récent arrivé à son pied. L’homme s’enfuit à toutes jambes avec la serviette qui contenait d’importants documents. Son Maître ayant réussi à ouvrir la portière, Igor se lança à la poursuite de l’individu qu’il mordit. Celui-ci abandonna la serviette volée et s’enfuit sans demander son reste. Le Maître pur récupérer ses précieux papiers et Igor eut droit à de chaudes caresses et à un petit fromage savoureux.
Une semaine plus tard, son Maître fut attaqué et assommé par un voyou, alors qu’il se trouvait du côté des Houches dans les environs de Chamonix, où il attendait un ami. L’homme n’eut pas le temps de voler sa victime, déjà Igor s’élançait sur lui et le mordant au poignet l’obligeait à lâcher le revolver avec lequel il avait assommé son Maître. Le voyou s’enfuit à toutes jambes pendant qu’Igor léchait son Maître. Déjà des touristes anglais qui avaient vu la scène de loin arrivaient et secouraient le blessé, après qu’Igor les eut flairés et consentit à les laisser approcher de son Maître.
Quelques mois plus tard, le Maître Roger Caro revenait de Ste Maxime accompagné de sa femme et d’Igor. Le travail qu’il avait fait avec quelques disciples s’était terminé de bonne heure. D’un commun accord avec sa femme ils avaient décidé de revenir à Marseille en passant par la forêt du Dom, plus calme que la Côte. Arrivés à une sorte de petite clairière, ils décidèrent de se reposer dans la forêt une petite heure et de laisser courir Igor.
Le Maître était descendu de voiture avec son chien qu’il tenait en laisse par précaution, voulant s’assurer qu’il n’y avait personne dans cette partie du bois avant de le lâcher. Sa femme s’apprêtait à descendre pour rejoindre son mari lorsqu’elle vit arriver en trombe une moto qui tourna pile devant la voiture et s’arrêta dans la clairière à environ trois mètres de son mari et du chien.
Un jeune homme aux yeux fous et comme drogué la conduisait. Mme Caro, intriguée et un peu mal à l’aise, se demandait pourquoi cet homme s’arrêtait à quelques mètres d’eux, quand elle le vit sortir de sa poche un couteau qu’il ouvrit, et elle constata avec terreur que c’était un couteau à cran d’arrêt… Aussi calmement qu’elle put, elle appela son mari lui disant qu’elle désirait qu’il revienne tout de suite avec Igor. L’homme surpris hésita avant de descendre de moto ; apparemment, en suivant la voiture, il n’avait pas aperçu la femme, qui était petite ; heureusement car M. Caro, qui ne s’était rendu compte de rien, ne bougeait pas… Alors Mme Caro, de plus en plus inquiète, saisit dans le fond de la voiture une canne épée, prête à s’en servir si besoin était. Elle appela son mari de façon pressante…. L’homme, qui avait suivi le manège de la femme, sembla hésiter, puis descendant de moto son couteau à la main regarda encore une fois vers la voiture… Mme Caro, ayant ouvert la portière, s’apprêtait à descendre et à sortir l’épée, quand, sans un mot, l’homme aux yeux fous tenant toujours son couteau à cran d’arrêt à la main, passa devant son mari et le chien tenu en laisse … et s’enfonça à l’intérieur de la forêt…

M. Caro se décidant enfin à venir voir ce que désirait sa femme, celle-ci lui dit d’une voix rendue rauque par l’émotion de partir d’ici immédiatement et qu’elle lui expliquerait en route ce qui s’était passé. Son mari, étonné, mais sentant qu’il se passait quelque chose d’anormal, fit monter Igor et reprit la route, pendant que sa femme lui expliquait la scène muette et rapide qui venait de se dérouler sous ses yeux et aurait pu se transformer en un drame sanglant. Sans aucun doute la présence inattendue de la femme et du chien de garde avait-elle fait comprendre au « nervi » qu’il n’aurait finalement pas le dessus.

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Un jour qu’il revenait de Paris-Plage en voiture découverte avec sa fille Maryse et une amie Mlle M. C. la pluie vint à tomber. Les deux passagères étaient désolées, craignant d’être trempées. M. R. Caro leur dit : « Ne craignez rien, la pluie ne tombera pas sur nous. »
En effet, ils arrivèrent à la demeure de Mlle M. C.21 sans avoir reçu la moindre goutte de pluie, à la grande joie et au grand étonnement de sa fille et de son amie.
                                   
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Une autre fois, il recevait des amis à déjeuner et avait commandé à un bon traiteur, chez qui il avait l’habitude de se servir, des quenelles de brochet. Il les apporta à sa femme vers les 11h 30 du matin. Quand sa femme voulut les mettre dans un plat, elle s’aperçut, à sa consternation, que lesdites quenelles n’étaient pas fraîches et ne pouvaient être consommées… Que faire ? Il était déjà près de midi et les invités n’allaient pas tarder à arriver. Elle alla trouver son mari et lui fit part de son ennui. Après quelques instants son mari lui dit : « Tu as confiance en moi … Ne crains rien, tout sera excellent … »
Les amis arrivèrent bientôt et firent honneur au repas. Ils reprirent des quenelles, les trouvant délicieuses.

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Un matin qu’il était à son bureau occupé à écrire, sa femme entra pour faire le ménage et dit à haute voix : « Pourquoi la poussière revient-elle tous les jours ? » et poussant un grand soupir elle passa un doigt sur le dessus en marbre de la cheminée, sur laquelle se trouvaient différents objets. Effectivement il y avait de la poussière (comme chaque jour), ainsi que sur les divers meubles se trouvant dans la pièce.
Son mari interrompant son travail lui dit en souriant : « Cela t’ennuie ? et bien nous allons arranger cela… » et sa femme étonnée et ravie constata qu’il n’y avait plus un grain de poussière dans la pièce.

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Le 21/11/1970 sa femme ayant des courses à faire à Marseille, distante de 40 km des Lecques, voulut profiter du passage d’un ami pour descendre en ville.
Il était 8h 30 du matin, en direction de Marseille une brume épaisse et des nuages donnaient l’impression d’une journée pluvieuse.
Sa femme était perplexe, elle était à peine remise d’une grippe et ne savait plus que faire. M. Caro vint dans la pièce où elle se trouvait et lui demanda ce qu’elle avait décidé. Si elle descendait avec leur ami, il viendrait la chercher à Marseille dans l’après-midi.
Sa femme lui répondit : « Je voudrais bien aller à Marseille faire des achats, mais avec ce temps pluvieux je ne sais plus que faire. M. Caro tout en souriant lui dit : « Tu n’as qu’à demander du beau temps et tu l’auras… » Sa femme rétorqua : « Demande-le toi … »
Quelques minutes après un petit coin de ciel bleu apparaissait et tout doucement s’agrandissait, puis un petit rayon de soleil perça les nuages…
Mme Caro embrassa son cher mari, monta vite s’habiller et partit avec leur ami pour Marseille…

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Messages

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1966 - Carillonnez cloches du ciel pendant que les anges chantent en chœur la gloire de notre Père. Sonnez trompettes célestes pour annoncer au monde que la dernière phase a sonné ; qu’il ne dépend plus que des hommes de faire leur bonheur ou leur malheur. Harpes célestes faites résonner vos splendides harmonies dans le cœur des hommes de bonne volonté…

Garde le silence le plus possible. Aime la prière et la paix. Le silence est un remède puissant, ne l’oublie pas. Prie pour tes Frères éloignés, éloignés par le cœur et éloignés par la distance. Songe toujours à Dieu premier servi. Le grand sablier se vide et la mort vient comme un voleur.
   
Dieu sauve la terre. Dieu te donne des forces pour continuer longtemps son combat.
Que ceux qui t’aiment et t’entourent soient bénis.

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30/12/1969 - Carillonnez cloches du ciel et que les Anges distribuent la Paix dans tous les cœurs des hommes. Bonne fête, mon Roger, que la Prudence, l’Amour et l’Altruisme soient les vérités qui te conduisent toujours…

1970 - M.22 ne doit rien craindre, rien critiquer, tout trouver magnifique. Nous savons qu’elle est très fatiguée et que ses forces sont comptées, mais qu’elle ne craigne rien. Le Père l’aime et c’est pourquoi nous te redisons : n’hésite pas à prendre quelqu’un. Les Angelots sont sacrés, des visiteurs de marque vont venir de plus en plus. Dieu doit être le premier servi… Que Dieu soit toujours le premier servi dans le futur, comme il l’a été dans le Passé.
Nous sommes tous heureux et fiers de vous tous … Bonne année.
                              Je vous embrasse et vous bénis.

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30/11/7023-  J’allais me mettre à répondre aux nombreuses lettres reçues quand soudain une lumière brilla devant mon bureau, puis une seconde, puis une troisième, et brusquement je vis à leur place Odde, Laetitia, Tchoang-Tseu… : « Paix sur toi, mon Fils, et qu’en ce jour d’anniversaire une pluie de roses tombe sur toi, sur les tiens et sur tous ceux que tu aimes et qui t’aiment ! »
   
Igor qui était à mes pieds courut vers Tchoang-Tseu et se dressa tout contre lui en frétillant.

« Mon Roger, continua Laetitia, ce jour est un grand jour pour le Ciel et la Terre. Heureux ceux qui s’en seront souvenus. Nous venons t’apporter notre réconfort, notre paix et notre foi. Ne crois pas que nous soyons aveugles au point de ne pas voir ton état de fatigue, tes soucis journaliers et la lutte perpétuelle contre les forces du mal qui veulent te faire échouer. As-tu remarqué mon Roger qu’à chacune de tes défaillances vaincues, le Père te récompense en permettant à ton livre de s’enrichir de plus en plus (Legenda des Frères Aînés de la Rose-Croix). »

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«  Ne sois pas ému, déclara Tchoang-Tseu. N’est-il pas normal que nous venions te voir, t’encourager et t’apporter notre appui ? As-tu remarqué également le nombre et la qualité des personnes que nous t’envoyons pour te documenter et t’épargner des fatigues ? As-tu remarqué que tu n’as qu’à émettre un désir de savoir telle chose pour qu’aussitôt un de tes correspondants t’en apporte la réponse… »

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En août 196824 notre bien aimé Imperator Jean d’Ossa, âgé de 84 ans, s’éteignait doucement au milieu des enfants du Biafra, auxquels il avait donné son cœur et ses dernières forces. Avec lui disparaissait un Fils de Lumière dont notre terre si désemparée a tant besoin.
Sentant sa fin approcher notre vénéré Imperator voulut de son vivant choisir son successeur. Il réunit le Conseil Suprême des Sages d’Ajunta. Roger Caro fut élu Imperator à l’unanimité sous le nom de Pierre Phoebus. Cet honneur était aussi une charge fort lourde à porter. Le futur Imperator était pourtant bien las et bien surmené, mais « Dieu premier servi » était sa devise.
Il rénova les F.A.R.C25, qui étant donné le grand âge et l’amour des pauvres, des faibles, des opprimés de l’ancien Imperator avaient été délaissés. Il fallait réunir tous les Frères.
De nombreux postes étaient à pourvoir, certains Frères très âgés étant décédés, d’autres n’ayant pas été remplacés, il était urgent d’y remédier. Le nouvel Imperator se mit corps et âme à ce travail malgré ses nombreuses occupations et en quelques mois les F.A.R.C furent à nouveau reconstitués, de nouveaux Frères furent nommés, tous les 6 mois des réunions des F.A.R.C eurent lieu, certains venaient des quatre coins de France, d’autres de Suisse, Belgique, Canada, Egypte, etc. L’Ordre brillait d’un nouvel éclat.
Devant le nombre croissant de demandes de disciples et après mûres réflexions, l’Imperator Pierre Phoebus reconstitua, le 16 janvier 1971, le Temple Philosophique du Soleil, dont il confia la présidence à un adepte éprouvé qui, aidé de quelques autres adeptes de bonne volonté, mena à bien cette mission.
Le Temple Philosophique du Soleil avait pour but d’éprouver les nouveaux disciples qui venaient chercher l’enseignement alchimique.

Son but était de :

  • grouper tous les chercheurs en attente d’un Maître-Guide F.A.R.C
  • donner un embryon d’enseignement du G. O. en attente du Maître-Guide.
  • Rassembler tous les Frères parvenus à l’adeptat, afin qu’ils ne se trouvent pas isolés tout à coup en attendant d’être nommés F.A.R.C

En somme le Temple Philosophique du Soleil était une véritable pépinière de futurs adeptes…
Après les illustres philosophes Raymond Lulle, Geber, Sendivogius, Nicolas Flamel, le Cosmopolite, etc. des chercheurs obscurs et passionnés s’adonnaient en plein XXe siècle à la recherche de cette sainte philosophie. Ils œuvraient dans le calme et la paix, et leur travail était d‘autant plus efficace qu’ils restaient inconnus des hommes … Prière et travail étaient leur vie.
L’Imperator réunissait périodiquement les Adeptes et au cours d’une cérémonie très simple et très belle intronisait les nouveaux adeptes, qui radieux et émus prononçaient la Promesse des Sages… Puis chacun se recueillait et le chapelain après avoir béni l’assemblée distribuait la communion aux frères sous les deux espèces.
L’après-midi, des sympathisants altruistes et bons étaient invités et recevaient l’adoubement « chevaliers sans peur et sans reproche » aidant les faibles, les malheureux, servant Dieu de toute leur âme.
Un hymne de joie, de paix et de remerciement montait vers Dieu, élevant haut les cœurs, l’Enchantement du Vendredi Saint et l’Alleluia résonnaient, toute une musique céleste faisait vibrer les âmes.

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Parmi ceux qui l’aimèrent et devinrent ses disciples, il y en eut un qui fut particulièrement cher à son cœur. M. A.26 l’aima et l’aida de toutes ses forces dans sa mission, « démontrer la puissance de l’Esprit sur la matière », le réconfortant lorsqu’il était en butte à une hostilité plus ou moins ouverte d’un monde matérialiste adorant le veau d’or et en pleine folie philosophique, cultivant les sophismes et flattant les plus bas instincts de l’homme.
Il y eut aussi un couple d’amis qui le suivit depuis la première heure et ne l’abandonna jamais, l’aidant de leur amitié aux heures douloureuses de son existence : M. et Mme N.
Avec le Dr. X., ami fidèle dont la plume se mit au service de l’œuvre entreprise par Roger Caro, et ce dans un style d’une pureté admirable, ils participèrent aux multiples expériences pendulaires, archéologiques, recherches d’eau, etc., puis plus tard aux expériences thaumaturgiques, et ils étudièrent sous sa direction avec de nombreux disciples la Science de Dieu, l’Alchimie.
La mort de cet ami fut une perte irréparable pour lui27.

… Une autre perte cruelle le laissa désemparé pendant longtemps. Le 27 juillet 1971 Igor quitta ses maîtres pour un monde meilleur, les laissant inconsolables. Ils perdaient avec lui un bon compagnon, un ami fidèle et un protecteur. Il avait près de 12 ans. Devant leur peine de nombreux amis apportèrent le témoignage de leur affection, particulièrement M. et Mme N., fidèles amis de plus de 20 ans, qui vinrent les voir fréquemment. Cette amitié leur fut particulièrement précieuse et réconfortante28.

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Au fur et à mesure que les années passaient, le Maître accomplissait la mission qui lui avait été confiée par son guide céleste Laetitia. Leur amour réciproque jamais ne faiblit et s’éleva chaque jour plus haut et plus pur, malgré les embûches, les épreuves, les tentations de toutes sortes. La marche de ce Fils de Lumière vers l’Esprit résistait à toutes les épreuves.
Les Sathans avaient permission de nuire et se déchaînaient, essayant de briser cet être de lumière, fait aussi de chair et de sang. Tantôt c’était par sa femme et ses enfants, tantôt encore ses amis, ses frères, ceux auxquels il avait fait du bien… L’homme souffrait et pleurait, se retirait solitaire, faible, et se sentait abandonné au milieu de cet enfer. Alors brisé, mais gardant intacts son amour et sa foi, il offrait à son Père céleste ses souffrances et ses larmes, la montée douloureuse vers les zones de lumière continuait, puis les épreuves s’éloignaient, ses guides l’entouraient, le réconfortaient et le travail reprenait chaque jour plus fécond, plus dur aussi, demandant tout, exigeant tout de l’être choisi par eux … et il donnait tout !
Il eut la joie de voir son fils Daniel s’intéresser à ses travaux. Lui aussi continuerait la lutte et mènerait le bon combat. En 1970 il terminait ses études et obtenait l’agrégation des Lettres modernes, puis faisait son service militaire29.
Quand le temps serait venu, les portes du Temple de la Connaissance s’ouvriraient toutes grandes devant lui …

La graine était semée dans des milliers d’esprits, elle germerait et la moisson serait belle et se multiplierait.

Il pouvait aller vers son Père bien-aimé30. Sa Laetitia chérie ainsi que ses guides célestes pouvaient venir chercher le frère terrestre, la mission était accomplie.

La Lumière avait déchiré les ténèbres.

Deo soli Honor et Gloria !
FIN


(Signé :) Madeleine


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REPÈRES BIOGRAPHIQUES

 

  • Etienne Roger CARO : né le 30 janvier 1911 à Marseille (B.du Rh.)
  • Enfance à Jurançon, où ses parents possédaient une petite filature, avant qu’un incendie puis un caissier indélicat ne les ruinent. Ils retournent s’installer en Provence.
  • Etudes secondaires interrompues, pour raisons financières liées aux événements ci-dessus.
  • Conséquences : exercice de divers métiers :

d’abord coiffeur (notamment au Salon Gaston, à Marseille, de septembre 1936 à juin 1942) ;
ensuite « Caissier » (cf. Carte de membre de l’Union amicale des Anciens chasseurs à pied et Alpins, avec indication de la profession).

Observation : l’amour des études cependant ne le quittera jamais, et ce sera sa fierté que d’être autodidacte, aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie spirituelle et religieuse.
C’est ainsi que, dans sa vie professionnelle il partit de Commis aux écritures pour, année après année, progresser et obtenir, grâce à son assiduité à suivre les cours du soir durant cinq ans et quatre fois par semaine, les diplômes d’Etat, d’abord d’Aide Comptable, puis de Comptable, puis de Chef Comptable, pour devenir enfin Gérant de société (Les Carrières Laetitia).
En 1958, il abandonna cette activité et adopta jusqu’à sa retraite le statut et la profession d’ « Ecrivain – conférencier », fondant sa propre maison d’édition, Les Editions Roger Caro, dont le Siège social fut d’abord à son domicile du 396 avenue du Prado à Marseille, puis, après son déménagement, aux Angelots de Saint-Cyr-sur-Mer.

  •  Reprise du fil chronologique :
  • Service militaire : 1932 – 1933 (dans les Chasseurs alpins) ; puis période de réserve, du 1er au 19/4/1935.
  • Fiançailles, le 8 mai 1938
  • Mariage en Arles, le 15 octobre 1938, de Etienne Roger CARO et Marie Thérèse Gabrielle COURT (née le 26 juin 1909 à Arles).
  • Guerre 39/40 : en 1982, il obtiendra la Carte des Anciens combattants, aidé dans ses démarches par Jacques Trielli. De cette période grave de l’Histoire il me reste un de ses « carnets » qu’il remplissait au jour le jour, et un ouvrage de fiction : Ceux de 39-40, drame en 2 actes et 5 tableaux, qui à l’époque (août 1941) fut refusé par la Censure de l’Etat Français. Son goût pour l’écriture lui a fait aussi créer un roman historique dont l’action se passe sous Louis XI, au XVe siècle, (titre : Le Miracle sur l’échafaud), et plus tard un roman policier (titre : Le Meilleur des maris), restés à ce jour inédits.
  • Deux enfants : 1942 (Maryse), 1945 (Daniel). Pendant l’Occupation, il sauve sa demi-sœur Suzanne de la déportation : son père, Armand Caro, s’était remarié avec une jeune femme juive, qui elle, arrêtée, ne reviendra pas des camps.
  • Mort de sa femme, Marie-Thérèse Gabrielle Court (1/12/1947). Il confie sa fille Maryse à son père (Armand Caro), au frère de celui-ci (Oncle Marius) et à sa femme (Tante Blanche) qui, avec sa demi-sœur Suzanne habitent Saint-Barnabé à Marseille, et me garde avec lui 117 rue Benoît Malon à Marseille.
  • A partir de 1948 : il s’agit pour mon père de « vivre quand même », et pour réussir à le faire, il se lance à la poursuite de RI. Ce sont les débuts de sa Quête : radiesthésie et thaumaturgie (Lettre d’Etienne Méric).
  • Fondation d’un Centre de radiesthésie et d’une revue Le Lien.
  • Passage de la radiesthésie physique à la thaumaturgie spiritualiste, puis de la thaumaturgie spiritualiste à la thaumaturgie métaphysique (Voix de 1949 – citation d’un texte de Maurice Auberger évoquant cette mutation de la radiesthésie mentale à celle guidée par une transcendance).
  • Second mariage, avec Madeleine Lemaître, en l’Eglise Saint Michel à Marseille, le 22 octobre 1951 (mariage civil le 20 octobre 1951).
  • Séjours à Saint Pierre de Chartreuse (Savoie) : journal procès-verbal d’Annette Négrel.
  • Séjours à Argentière(s) chez les Charlet : épisode de la mine d’or du Passon (Haute-Savoie).
  • Radiesthésie et alchimie : Les Trois Lotus et le Temple de Vrehappada.
  • Apports, matérialisations, réussites diverses et « miracles ».
  •  1957 : le reniement ou un nouveau déluge : l’affaire Oth, Bourdel, Anciosa, Aillard.L’installation aux Angelots,à Saint-Cyr-sur mer en 1965.
  • Fondation des Associations régies par la loi de 1901 :

1)- En 1971, l’Ordre Souverain des Frères aînés de la Rose-Croix (qui deviendra plus tard, en 1984, le Sanctuaire d’Etudes des F.A.R+C).
2)- En 1972, l’E.N.A (Eglise de la Nouvelle Alliance), qui deviendra en 1984 L’E.U.N.A (Eglise universelle de la Nouvelle Alliance). D’autres Associations seront créées par mon père, en relation avec les deux précédentes.

  • Titres, décorations, récompenses : la liste, dressée par mon père, s’étendait sur plusieurs pages… Il s’en moquait mais les appréciait beaucoup ! Les unes étaient « sérieuses » (par exemple la médaille de vermeil des Arts, Sciences et Lettres), les autres beaucoup plus fantaisistes, que lui envoyaient certains de ses correspondants (auxquels il rendait la pareille en leur décernant à son tour maints titres flatteurs…).
  • Le développement des Associations, leur rayonnement et la nécessité de mieux les organiser et les structurer s’accompagnèrent de querelles internes et externes, de rivalités, d’ambitions, de comportements peu charitables : quelques exemples tirés des Registres tenus par mon père et de sa correspondance.
  • 1983 : une transformation importante : le chef de l’Eglise ne sera plus forcément un F.A.R+C ni même un adepte de l’Art Royal.
  • 1988-1992 : le désarroi et l’actio
  • Le retrait de Teletourgos.
  • Les Grands Anciens ont disparu un à un (Lettre émouvante de Georges Bellemare, primat de l’Eglise du Canada).
  • Quels successeurs ? Multiplication des écrits testamentaires concernant l’Eglise et l’Alchimie (cinq personnes différentes désignées en quatre ans !), pour assurer la continuation de ce qu’il a fondé).
  • Action et activités continuent tout de même : publications nouvelles, projets…
  • Mais toujours, jusqu’au bout, rivalités et dissensions internes.
  • Derniers écrits.
  • L’Arche arrive au port : 16 janvier 1992, mort de Roger Caro.
  • Et puis après ?
  • Dissolution des Associations par Daniel Caro (raisons et effets)
  • Qui à la tête de l’Eglise ?
  • Un 59ème Imperator ou un deuxième ?
  • Faux bruits, ignorances et calomnies : errare humanum est, perseverare diabolicum.
  • La suite du Voyage…

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Notes

  1.  Madeleine Lemaître, de son nom de jeune fille, née en 1912, décédée en 1976.
  2.  Vous connaîtrez l’histoire et l’identité d’Odde, Myriam, etc. un peu plus loin dans le livre.
  3.  « Ri » et « Laetitia » sont deux noms pour une même personne.
  4.  Mad ou Magda, diminutifs affectueux de Madeleine, Magdalena en latin.
  5.  Diminutif pour Marie-Thérèse (ma Ri, ma chère Ri) Gabrielle Court, ma mère et première épouse de mon père, morte en 1947.
  6.  Il s’agit d’une pièce de monnaie.
  7.  Bien entendu, la liste des livres évoqués par Madeleine Caro s’arrête à la date où, malade, elle a cessé d’écrire : après 1970, mon père a évidemment écrit et publié d’autres ouvrages.
  8.  Kamala Jnana : un des noms de plume et d’adeptat de Roger Caro; il signera aussi Théourgia, Pierre Phoebus, Pierre Deloeuvre…
  9.  Sur un terrain acheté une bouchée de pain en 1954, fut d’abord construite une salle de réunion enterrée, appelée « crypte »( « cellier » pour l’Administration), qui deviendra plus tard, en 1972, « chapelle » (de Notre-Dame des Miracles). S’y trouvaient à l’origine et jusqu’aux années 1970 quatre niches, chacune consacrée à une des quatre grandes religions primitives (égyptienne, bouddhique, hindouiste, judéo-chrétienne). Fut ensuite bâtie, sur plusieurs années, une villa « Les Angelots », puis un bassin de 4m x 3m, pompeusement et humoristiquement appelé « piscine ». Au début le projet était ambitieux : il s’agissait de construire un lieu d’accueil et de vie pour des orphelins ; ce projet ne se réalisa pas, par manque de moyens, et la villa fut constituée d’un rez-de-chaussée aux plafonds trop bas pour que l’Administration accepte de le considérer comme habitable, et d’un premier étage (3 chambres, dont une minuscule, la « chambre bleue » comme nous l’appelions, en rapport avec la couleur de sa peinture, et un grand salon). Le rez-de-chaussée fut divisé en quatre espaces : un bureau, une chaufferie, un garage et une chambre, la mienne, qui après mon départ pour cause de mariage et de vie professionnelle, fut transformée dans les années 1980 en chapelle d’hiver, appelée « Chapelle Madeleine », l’autre chapelle (« Notre Dame des Miracles ») étant humide et fort difficile à chauffer. L’architecte ayant relié les deux niveaux seulement par un escalier extérieur, il fallut par la suite percer la dalle de la cuisine et installer une échelle de meunier pour pouvoir passer du rez-de-chaussée au premier  étage sans se mouiller les jours de mauvais temps.
  10.  Au risque de décevoir ceux qui croient en l’existence d’un « trésor des F.A.R.C. », dont ces sceaux feraient partie, transmis depuis des siècles d’Imperator en Imperator, leur origine est beaucoup plus réaliste : certains, la plupart étant de simples moulages, ont été sauvés des poubelles d’un musée qui voulait s’en débarrasser par R. Raguin, qui obtint l’autorisation de les récupérer ; d’autres ont été achetés par mon père à Pont-Saint-Esprit (voir la photographie du reçu dans les annexes). Quant à leur « valeur inestimable », il s’agit d’une valeur historique, culturelle, spirituelle, et non financière !
  11.  Il s’agit du Docteur Xavier Jouve, de Maurice Auberger, de Robert Raguin, tous amis fidèles de mon père, tous décédés hélas : je continue de leur vouer une affection et une gratitude immenses.
  12.  Madame Annette Négrel. Elle et son mari Etienne Négrel furent aussi pour moi une source inépuisable de tendresse et de bons moments. Ils furent là, jusqu’à leur fin, même si mon père leur reprochait parfois de ne pas adhérer avec assez d’enthousiasme aux évolutions qu’il décidait.
  13.  Ma sœur Maryse, née le 22/4/1942, décédée le 19/4/2004 après de multiples cancers et 20 années de lutte et de souffrances (opérations multiples). Sans me le dire, alors qu’elle savait que sa fin était proche, elle est venue, seule, passer quelques jours avec moi, à Nice où j’habite, pour me revoir une dernière fois, en février 2004. Nous nous sommes quittés à l’aéroport, je lui téléphonais tous les jours, mais je ne l’ai revue que dans la chambre froide de l’hôpital (à Toulouse) où elle était morte, cet hôpital qu’elle appelait « ma maison » tant elle y allait souvent. Mille pensées pour toi, sœurette. Tu fais partie de la longue cohorte des gens aimés qui pèsent en moi et vident le monde extérieur à proportion.
  14.  Plus tard tout de même, pour lire et écrire, il en porta… Bien des photos le prouvent… Cela dit, la guérison dura plusieurs années, et là est l’origine du nom donné à la chapelle d’hiver des Angelots, « Notre Dame des Miracles ».
  15.  Le 31 décembre 1947.
  16.  Voir la partie suivante, consacrée à l’alchimie (pages ?), et les documents annexes (à venir).
  17.  Il s’agit là d’un procès-verbal de Rober Raguin, ingénieur de Polytechnique.
  18.  Les grands-parents, Georges et Germaine Charlet, Jean-Paul Charlet leur fils et son épouse Monique Charlet (avec leurs trois enfants : Gilles, Gentiane, et Jean-Franck, le benjamin), France Charlet leur fille (mère de deux garçons, Georges, appelé « Georginet », et Patrick). Le chiffre « cinq » renvoie évidemment seulement aux adultes, les enfants étant, à l’époque, de petits enfants éloignés de toute « quête » spirituelle…
  19.  J’évoquerai plus loin l’histoire de cette mine d’or avec force documents, articles de presse et photos en annexe.
  20.  Au dessus de Marseille, sur la route conduisant à Cassis, La Ciotat, Les Lecques.
  21.  Il s’agit de Mlle Marguerite Castier. Pour mes yeux d’enfant, c’était une vieille dame charmante et généreuse qui vint plusieurs fois à Marseille où nous habitions encore, avenue du Prado, notamment lors du rude hiver de 1956. Et pour mes yeux d’adulte devenu à son tour un « senior », elle garde ses qualités, et lumineux est en moi son souvenir.
  22.  Cette initiale désigne Madeleine. C’est tout de même à juste titre qu’elle se plaignait…
  23.  Le texte qui suit est la transcription par Madeleine d’un récit de mon père à propos d’une « visite » céleste.
  24.  Cette date est celle donnée dans le texte de Madeleine Caro. Je reviendrai sur la question.
  25.  Les F.A.R+C (Frères Aînés de la Rose-Croix) correspondent en fait à deux réalités bien distinctes, distinction ignorée par la plupart : la première est celle dont le Legenda raconte l’histoire et rapporte les statuts, dont l’existence se poursuivrait en secret et sans interruption du XIVe siècle à nos jours : mon père en serait le 58ème Imperator ; la seconde est l’Association régie par la loi de1901, fondée par mon père, seule réalité légale et juridique (sous le nom d’abord de Ordre souverain des F.A.R+C puis de Sanctuaire d’études des F.A.R+C), avec ses statuts déposés à la Préfecture de Toulon et son Comité directeur dont les noms ont été également déclarés à la Préfecture de Toulon en 1972, puis de nouveau en 1984 lors du changement d’appellation : depuis le décès de mon père en 1992, suivi de celui de Robert Raguin la même année, je suis le seul survivant de ce Comité directeur ; à ce titre, et qui plus est en tant que fils du fondateur, légalement je suis le seul à pouvoir utiliser ce sigle et à même de fonder ou plus exactement refonder (puisque j’ai fait dissoudre le Sanctuaire d’Etudes des F.A.R+C en 1992) une association portant ce nom. Je ne l’ai pas fait, et continuerai à ne pas le faire et à interdire à quiconque de le faire, intimement persuadé d’obéir ainsi au vœu profond de mon père, dont il m’avait souvent fait part : mettre son Ordre en sommeil, lui ôter de nouveau toute existence « publique », « pour cinquante ans » précisait-il. Que des activités continuent, perpétuant ce qui figure dans le Legenda, disons-le tout net, dans la mesure où elles demeurent secrètes, et où elles ne pillent pas les œuvres écrites de mon père, elles ne me gênent pas et je ne m’en occupe pas, étant très bien placé pour savoir que les références à une filiation sans faille d’Imperators F.A.R+C depuis des siècles, à un trésor, à un Conseil des Sages sis à Ajunta aux Indes, etc. parlent certes à l’imagination et séduisent fortement les esprits, mais (hélas !) relèvent du mythe, ce qui n’enlève rien à la valeur de l’Enseignement dispensé. Il ne s’agit donc pas de confondre ces deux entités F.A.R+C, même si mon père a contribué à entretenir une certaine confusion entre elles, pour le moins.
  26.  Maurice Auberger : toujours vivant à l’époque où Madeleine écrivait ce texte. Maurice est mort en 1988… Il y a eu un « avant » et un « après » sa disparition et les disparitions de ceux que j’appelle les Grands Anciens (amis fidèles, dévoués, sincères, totalement désintéressés, dénués d’ambition car ils avaient tous réussi leur vie et dans la vie et accompagnaient et aidaient mon père seulement par affection, admiration et reconnaissance).
  27.  Ce fut le docteur Jouve qui présenta sa secrétaire Madeleine à mon père, dont il fut un ami et un admirateur convaincu et vigilant : cf. lettres et écrits divers. A sa mort, il légua sa bibliothèque à Madeleine (ésotérisme, graphologie, etc.) qui me la destina à son tour par testament : je l’ai laissée bien entendu à mon père qui en a fait usage tout son vivant.
  28.  Plus tard, mon père reprit un nouveau boxer auquel il donna le même nom d’Igor (Igor II). Très attachant lui aussi, même si l’âge de mon père ne lui permit plus de faire éduquer (« dresser » dit-on plus communément) ce second chien au Boxer Club. Igor I et Igor II furent pour moi, enfant et adolescent, de merveilleux compagnons (parfois consolateurs dans les moments de gros chagrin…).
  29.  De fait, j’ai secondé mon père dans son œuvre pendant des années, même si je ne partageais pas toutes ses vues et tous ses choix. Multiples sont les traces dans son œuvre de cet « engagement »à ses côtés, par piété filiale, sous mon nom véritable ou sous mon nom d’adepte, Teletourgos. Toutes ses paroles et tous ses écrits me désignaient comme son successeur, tant pour son Eglise (il me fit élire co-patriarche en 1983) que pour ses F.A.R+C. Il aurait été médecin, épicier, notaire, chef d’entreprise ou marin, j’aurais accepté de prendre sa suite, mais en matière de religion, même par amour pour un père, est-il possible de faire semblant ? Baptiser, marier, divorcer, excommunier, entrer en des débats théologiques, vivre en soutane comme il le faisait et le voulait pour son clergé, ce n’était pas pour moi ; de plus, je n’approuvais pas la réduction de son Eglise aux seules règles et pratiques de l’Eglise catholique « primitive » et de surcroît « gallicane » (Eglise « primitive » aux limites d’ailleurs très floues et très variables), si loin de l’ouverture d’esprit des 30 années précédentes. Je démissionnais donc du co-patriarcat (ce qui fit sans aucun doute une peine immense à mon père), mais il n’enregistra jamais cette démission dans les registres de l’Association – sans doute espérait-il que je reviendrais un jour sur ma décision, et me fit élire Président administratif de l’E.U.N.A en 1986. En 1988, j’appris que j’allais être nommé membre du jury de l’Agrégation interne des Lettres modernes (nomination pour 4 ans), ce qui allait encore accroître mes charges professionnelles et me conduire à être éloigné encore plus souvent des Angelots au profit de Paris. Par ailleurs, les « affaires » et les dissensions déchiraient le petit monde des F.A.R+C, et j’annonçais à mon père que je ne prendrais pas non plus sa succession à leur tête. Je ne lui fis pas connaître toutes les raisons de mon retrait : accepter de reprendre ses F.A.R+C, c’était m’obliger à assumer tout ce qui avait été écrit, dit et fait à leur sujet, et aller ainsi au-devant de polémiques qui m’auraient conduit à défendre des positions qui n’étaient pas forcément les miennes. C’était aussi m’engager à rester très proche de son Eglise, car en dépit des derniers efforts de mon père pour distinguer la raison d’être spécifique de ses deux Associations (religieuse pour l’une, alchimique pour l’autre), leurs activités et leurs membres étaient inextricablement mêlés, et mon père savait que beaucoup entraient dans son Eglise, non parce qu’ils avaient la foi, mais pour accéder par ce biais à l’enseignement de l’Art Royal.Après mon refus, mon père dut chercher et nommer, en 1988, un autre futur Imperator pour ses F.A.R+C, tout en lui demandant de me céder la place si je la lui demandais. En ce domaine aussi, en effet, il espérait que je reviendrais un jour sur ma décision, ce que, en ce domaine encore, je n’ai pas fait et continuerai de ne pas faire, car les raisons profondes de mon refus demeurent : je n’ai ni le goût, ni le temps, ni la compétence pour diriger quelque confrérie que ce soit sur quelque plan que ce soit, matériel, financier, intellectuel, spirituel ; de plus, mon père, âgé et veuf, libre de son temps et de ses mouvements, n’avait pas de responsabilité familiale.
    Quoi qu’il en soit, et cela m’émeut, mon père, malgré ma décision, me maintint dans le Comité directeur du Sanctuaire d’Etudes des F.A.R.+C. Il n’y fit malheureusement entrer personne d’autre, même pas la personne qu’il désigna en 1988, pour être le futur Imperator, alors que, en 4 ans (de 1988 à sa mort en 1992), il en aurait eu largement le temps, ce qui aurait donné à cette personne une existence légale et officielle. Si nous envisageons maintenant les statuts des F.A.R+C figurant dans le Legenda, notamment l’article 18 (p. 72), nous lisons ceci : « L’Imperator sera élu à la majorité du Conseil Suprême au cours d’un Conclave et après la mort de son prédécesseur. Si certains des dignitaires se trouvaient trop loin ou malades, ils pourraient voter par messager. En cas de force majeure, l’Imperator peut désigner son successeur de son vivant. Le Conclave ne se réunirait alors que pour faire acte d’allégeance. » ; on admettra là encore que, 4 ans s’étant écoulés entre la désignation de 1988 et la mort de mon père en 1992, il n’y a pas eu « urgence », ni cas de « force majeure ». De même, alors que le temps ne lui a pas manqué pour le faire, jamais mon père n’a mis au courant de son choix le Conseil Suprême des Sages, qui jamais non plus n’a eu à entériner cette nomination, même après sa mort. Ce serait à douter de l’existence même de ce Conseil ! Cela dit, soyons clair : même si le choix de cette personne découle de mon refus d’assurer moi-même la suite, même si ce choix est arbitraire, même s’il s’est accompagné de l’oubli  de donner à son remplaçant une surface juridique et un quelconque pouvoir légal effectif, il n’en reste pas moins que je ne conteste nullement ce choix : sinon, je l’aurais dénoncé bien avant. Au contraire, il conforte mon refus de poursuivre une œuvre reposant quasi constamment sur des décisions du plus grand arbitraire. Mon père, dans ses domaines d’activités, était doté de dons exceptionnels, il en avait donné de multiples preuves, il était le fondateur tant de son Eglise que des F.A.R+C, toutes choses qui faisaient admettre cet arbitraire. Je n’ai pas ces dons, et c’est très volontiers que je laisse à d’autres le soin de continuer ce qu’il a entrepris. Des observations du même genre pourraient être faites à propos de son successeur à la tête de son Eglise : les règles, concernant l’accès à l’épiscopat et au patriarcat, que ce soient celles transcrites dans le registre de l’EUNA, (et signées à plusieurs reprises par la personne en question elle-même…) ou celles de l’Eglise catholique, primitive ou pas, n’ont évidemment pas été respectées (Intervalles entre les ordres, élection à bulletins secrets par un Conclave et non par un Synode, etc.) mais mon père, in fine, a désigné Léon G. pour prendre sa suite religieuse, cela m’a suffi et me suffira toujours. Derechef, bonne et longue route...
  30.  Mon père mit tout de même, heureusement, encore 22 ans avant d’aller vers son Père bien-aimé et retrouver sa Ri, Laetitia, ma mère. Il mourra en effet début 1992. Madeleine par contre, qui écrit comme si mon père était déjà mort, rongée par la maladie, mourra en 1976, dans une maison de repos où elle avait dû être hospitalisée. Pendant plusieurs années elle avait été soignée pour des maux considérés comme relevant de son imagination malade… Je n’ai jamais su qu’elle avait été opérée, beaucoup plus jeune, d’un cancer de l’intestin. Réactivé sans qu’aucun médecin ou service hospitalier ne s’en aperçoive, si ce n’est trop tard (les analyses révélant une infection arrivèrent après sa mort !), il fut sans doute à l’origine de ses longues souffrances et de sa mort… Ce fut sans conteste une femme admirable : épouser un homme avec deux enfants, toujours hanté par sa première femme, et qui le lui dit, et elle l’accepte, se dévoue, participe à ce culte. Un exemple extraordinaire d’amour. Qu’elle en soit aimée et récompensée « éternellement » s’il se peut. Pour ma part, je penserai à elle avec affection, gratitude, et regret jusqu’à ma propre fin. Sa disparition prématurée et l’état de santé qui l’avait précédée pendant des années expliquent bien entendu que « La vie de R. » entreprise par celle que j’appelle ma mère/Madeleine s’arrête au début des années 1970.
  31.  C’est pourquoi, le jour de son enterrement, son cercueil recouvert d’un drapeau tricolore, il eut droit à la présence d’une Délégation des Anciens combattants et à leur musique qui lui rendit les honneurs une dernière fois.
  32.  Les noms véritables sont légèrement altérés.
  33.  Nom d’adepte de Daniel Caro.
  34.  Extrait de la lettre que m’adressa de Montréal, le 18 février 1992, Georges Bellemare : « Avec le départ de Roger, c’est non seulement mon Père spirituel qui me quitte, mais aussi un grand Ami et un confident. Depuis 1973, nous étions unis par les liens d’amitié et de fraternité. Aujourd’hui je me sens orphelin. Ceux de la vieille garde que j’ai connus : ta mère Madeleine, Maurice, Etienne, Annette, Robert, Jean-Paul, Perréal et maintenant Roger, tous nous ont quittés. Il ne reste que toi maintenant, avec qui, je le souhaite, le lien fraternel va demeurer. De tous les nouveaux, je ne connais personne. »
    Salut à toi, Georges, je ne t’oublie pas.