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Le soufre dans l'oeuvre alchimique - Chalybe


Le cas très étrange du soufre dans l’œuvre alchimique et du mystère de la respiration minérale1

À tout Seigneur, tout honneur. Nous entamerons donc cette étude de l’Échelle des Valeurs traditionnelles2, des Corps simples et mixtes, isomères et contigus, à partir de l’Entité ou Être SOUFRE natif3, qui se situe à son sommet. Pour nous autres alchimistes, la raison même de cette prééminence trouve sa justesse de vue comme son irréfutabilité dans le fait qu’il détient dans ses entrailles, l’ARTISAN le plus noble en force et vertus, qualitativement le plus subtilié qui soit du FEU PUR et originel, à savoir le Phlogistique des Anciens4soit par adaptation dans ledit Esprit de Vitriol lorsqu’il trouve le MOYEN de se mondifier et manifester5.

Tout ceci ne fait plus aucun doute pour nous, depuis très longtemps déjà, l’expérience et le savoir-faire nous ayant démontré et fondé de multiple fois sa « secrète Anatomie ou la Triplicité philosophale » qu’elle détient, comparativement à la disposition ou nature intrinsèque6 des autres Corps, minéraux et métalliques, desquels est-elle absente. C’est pourquoi nous confirmons à notre tour que :

EN L’ESPRIT DE VITRIOL ET DANS AUCUNE AUTRE SUBSTANCE AU MONDE, SOMMEILLENT INVISIBLEMENT LES TROIS PRINCIPES OU OR VIFS DE NOTRE PHILOSOPHIE.

C’EST DONC BIEN DANS LA VOIE MINÉRALE OU DUDIT VITRIOL, TANT SCELLÉE JADIS PAR LES ANCIENS PUISQU’ILS L’EMPORTAIENT TOUJOURS AVEC EUX DANS LA TOMBE, QUE SE SITUE LE VRAI ACCÈS, CEPENDANT EXIGU, OU LA PORTE TRÈS ÉTROITE DES SAGES QUI MÈNE CANONIQUEMENT ET SANS DÉTOURS À L’ÉBLOUISSANTE VÉRITÉ7.

Les philosophes ont bataillé des générations entières et des millénaires durant, pour savoir qui du FEU ou de l’EAU avait emporté la supériorité, avait été l’Instrument privilégié du Divin pour la Création du premier Monde ou du Paradis puis du second Monde, ledit élémentaire. Nous imaginons, pour notre part et pour entériner ce débat sans fin, que son CADUCÉE fut dotée d’une DOUBLE NATURE, ignée et aqueuse, des vertus de ces deux Entités INTIMEMENT ET INDISSOLUBLEMENT UNIES EN LUI ET NE FORMANT À JAMAIS QU’UN.

Tous les Adeptes ont néanmoins considéré quatre grandes Familles d’éléments primordiaux ou Principes élémentant (voire cinq et plus, selon d’autres Traditions), constituant le petit Monde, déclinés de leurs nombreuses manifestations au travers de Corps simples et composés. À savoir quant à notre Doctrine le Feu, l’Air, l’Eau et la Terre. S’agissant du règne minéral et métallique :

  • au Feu céleste (Divin ou Principe) fut allégué le « véhicule ou réceptacle terrestre »  SOUFRE (nous y ajoutons les sulfures, les composés sulfureux, les sulfosels, etc.) - il faut savoir qu’il se retrouve combiné à tous les éléments simples, hormis les gaz rares, qu’il brûle aisément, etc. ;
  • à l’Air subtil (Esprit ou Mercure), le Nitre (l’azote ; nous y ajoutons l’oxygène, les gaz, les oxydes, oxo, peroxo, les hydroxydes, etc.) ;
  • à l’Eau liquide (Âme ou Soufre), l’Hydrate (« l’eau gelée », non pas la glace mais tous les composés hydratés par eau de constitution ou par composition hydroxyde, les gemmes ornementales, semi-précieuses et précieuses – diamant, etc. ; nous y ajoutons les minéraux silicatés, les cristaux, les coraux, les perles, etc.) ;
  • et à la Terre fixe (Corps ou Sel), la Craie (le carbone ; nous y ajoutons les carbonates, les nitrates, les sulfates, les silicates, etc.)

SOUFRE commun, Milieu réducteur originel et Notions de base

La « Pierre qui brûle » ou le SOUFRE naturel, fossile ou vierge, est un corps cristallin connu et apprécié depuis la plus haute Antiquité. On le trouve en l’état et avec une certaine abondance essentiellement sur les terres volcaniques, aux abords des volcans en activité. Les terres sédimentaires en contiennent ainsi que les roches magmatiques ou éruptives, minerais ou sulfures, les sulfates, sous forme libre dans les sources chaudes, les fumerolles, les gaz volcaniques, le charbon et le pétrole, etc. Les matières organiques8 en contiennent également, cependant métabolisé et pour l’architecture de fonctions biologiques indispensables.

Il est admit, à l’heure actuelle, une origine stellaire de cet élément comme bon nombre d’éléments fondamentaux, depuis le 84Be4 jusqu’aux éléments du pic du 5226Fer265427Cobalt27 et 5628Nickel28, étant donné que les tous premiers éléments ou Hydrogène (11H0), Deutérium (21H1), Tritium (31H2), Hélium 4 et Lithium 7 ayant été pour leur part générés par la nucléosynthèse primordiale. Il serait issu de la combustion du Silicium par réactions α lors donc de la nucléosynthèse stellaire, c’est-à-dire au cours de la conversion par fusion nucléaire de l’Hélium ou du cœur des premières étoiles massives - novæ et supernovæ - en éléments plus lourds qui furent ensuite éjectés dans l’espace sidéral, voici plus de douze milliards d’années, lors de leur effondrement gravitationnel :

2814Si14 + 42He2 → 3216S16 + γ + Q (6,95 Mev)

Hormis donc la formation nucléonique probable du SOUFRE dans les creusets galactiques, il faut reconnaître que la seule source qui est à notre disposition pour appréhender la genèse des phénomènes géologiques et cycles bio-géochimiques9 de la Terre depuis son origine jusqu’à nos jours - en l’occurrence la présence, l’activité et l’interrelation de ce dernier avec son biotope -, est la roche elle-même. Il est ainsi fait remonté à -4,6 Ga (milliards d’années) et par datation de météorites10, une prime période nommée l’Hadéen durant laquelle des éléments cosmiques issus de notre système solaire en formation (poussières stellaires, astéroïdes, météorites, particules, etc.) s’agglutinèrent par la force gravitationnelle et formèrent notre planète primitive.

Une température de surface relativement élevée, supérieure à 4 700 °C, due aux bombardements cosmiques incessants à laquelle s’additionna une forte radioactivité naturelle en conséquence de la désintégration des matériaux radioactifs présents11 en très grande quantité, créèrent, en vertu de la densité des composants, en surface un océan magmatique liquide/solide12 par phase, en sous-sol un manteau minéral fait de roches ultrabasiques13 en fusion, convecteur, et en son centre un double noyau liquide puis solide et lourd, composé dans l’essentiel de Fer/Nickel et de Fer. Le dégazage des éléments les plus légers formèrent alors l’atmosphère primitive de la planète Terre : hydrogène &raar; H+ (ion hydrogène) ; hélium → 3He (Hélium 3) ; carbone → CO (monoxyde de carbone) ; azote → NO ( monoxyde d’azote) ; oxygène → 18O/16O (isotopes) ; sodium → Na+ (ion sodium) ; soufre → S2- (ion soufre ; HS- ion hydrogénosulfure ou sulfhydryl ; H2S sulfure d’hydrogène ; SO42- ion sulfate ; COS oxysulfure de carbone ; etc.) ; chlore → Cl- (ion chlorure) ; calcium → Ca2+ (ion calcium) ; etc., quelques gaz rares : néon, argon, etc., et quelques composés très réactifs dont le dioxyde de carbone ou CO2, le SO2, le CH4, etc.

La luminosité solaire atteignait au mieux 75% de celle que nous connaissons actuellement (jeunesse de la fusion de l’Hydrogène → Hélium.) Les ultraviolets frappaient la Terre avec au minimum un facteur 2, proportionnellement à aujourd’hui. La phase diurne du Globe ne durait qu’une douzaine d’heures environ (moment cinétique14 sur elle-même ou vitesse de rotation au double de ce qu’elle présente actuellement par l’effet des marées ou champs gravitationnels, lunaires et solaires) Les « saisons » n’existaient pas avant le changement d’axe de notre Planète : l'axe des pôles dévoile un angle de 23°27', à ce jour.

La roche la plus ancienne donne en datation 4,03 Ga (début de la période dite l’Archéen au Précambrien.) Des zircons15 trouvés en Australie ont donné 4,02 Ga en datation. Il est donc estimé que les premiers Continents (future croûte archéenne) apparurent relativement tôt à la surface de la Terre, probablement 100 ou 200 millions d’années après son accrétion définitive. Lorsque la température de surface chuta légèrement en dessous de 100 °C, l’eau primordiale et les océans riches en fer(II) firent leur apparition. Cette eau surgit par l’intermédiaire des météorites16 et du dégazage incessant du manteau supérieur17.

Au long de cette période, l’activité volcanique fut très intense et participa par ses rejets gazeux à la création d’une atmosphère encore plus réductrice que la première, laquelle fut riche en hydrogène moléculaire H2 (comme en ion hydronium ou oxonium18 H3O+aq), diazote N2 (+ oxyde nitreux N2O et les composés azoteux et azotiques), méthane CH4, vapeur d’eau H2O, ammoniac NH3dioxyde de soufre SO2 (+ les principaux composés sulfureux et sulfuriques de base SO2 et SO3), chlorure d’hydrogène HCl, etc., laquelle fut néanmoins d’une grande pauvreté sinon en Oxygène atomique, en oxygène libre ou moléculaire O2. Autrement dit à partir de l’Achéen, il est estimée qu’elle fut riche en gaz à effet de serre19 et pourvue d’une température de surface encore légèrement supérieure à 60 °C.

Le refroidissement lent et progressif de la Terre généra ensuite des pluies abondantes et principalement acides (carboniques H2CO3, nitrique HNO3sulfurique H2SO4, chlorhydrique HCl) par la dissolution des gaz atmosphériques dans la vapeur d’eau. Lesquelles, en altérant les minéraux silicatés, formèrent par réactions les premiers sédiments. Pour nous, la modification ou le passage de l’atmosphère réductrice initiale qui fut, certes, peu propice à l’émergence de la vie biologique telle qu’elle est aujourd’hui (dans toute son exubérance ou ses variétés), à l’atmosphère oxydante (démarrage au Paléoprotérozoïque -2,4 Ga) fut la conséquence d’un lent processus de captation et de libération répété à l’échelle géologique ou de recyclage par précipitation des ions hydroxyde HO-, carbonate CO32-sulfate SO42-, nitrate NO3-, etc., mais également de (CH3)2S ou sulfure de diméthyle (DMS), produit d’altération ou de dégradation enzymatique du diméthylsulfoniopropionate (DMSP), essentiellement en milieu marin) et de restitution modérée des produits et sous-produits des cycles Hydrogène, Oxygène, Carbone, Soufre, Azote et Méthane confondus ou des principaux gaz à effet de serre : et non pas des seuls cycles du Carbone et de la vapeur d’eau, auxquels ont été associés l’Ammoniac et le Méthane. Car ils n’auraient su, à eux seuls, induirent ce processus subtil de passation et succession tout en maintenant les conditions indispensables de « chaleur » tellurique de l’eau en sa phase liquide, si propice à l’émergence de la vie.

Ce processus « d’oxydation par substitution » n’aurait en outre jamais pu intervenir avec autant d’efficacité, d’importance et d’équilibre à l’échelle planétaire sans une présente terrestre de l’élément Hydrogène20 nettement plus importante que celle qui lui fut concédée encore dernièrement, ni le « propre travail tectonique » et régulateur de la Terre ou des plaques continentales, dont rend compte aujourd’hui la glyptogenèse ou géomorphogenèse : par exemple, la transformation par pression et T° élevées des roches et sédiments calcaires et siliceuses en silicates et la libération par réaction directe de CO2 et de vapeur d’eau. En exemple :

CaSiO3 (silicate de calcium) + 2CO2 + H2O → Ca++ + 2HCO3- (hydrogénocarbonate ou bicarbonate) + SiO2 (dioxyde de silicium, silice) ;

Ca++ + 2HCO3- → CaCO3 (carbonate de calcium) + H2O ;

CaCO3 + SiO2 → CaSiO3 + CO2 ;

c’est-à-dire CaSiO3 + CO2 → CaCO3 + SiO2.

Tout cela au grès de l’activité toujours intense des volcans. Il faut aussi savoir que les dépôts des matières organiques primitives jouèrent, mais plus tardivement, un rôle non négligeable quant à l’émission de CO2.

La dismutation ou réaction d’oxydoréduction des espèces ou composés chimiques participa de même activement, selon les conditions et schémas énoncées, par exemple à l’oxydation des riches minerais de Fer21 gisant dans les premières couches, strates géologiques ou roches sédimentaires ainsi qu’à la libération et à l’essor de l’oxygène moléculaire ou atmosphérique. Le processus oxygénique n’aurait pas su aboutir sans le concours des océans primitifs et des fonds marins saturés en O2 (-1,85-0,85 Ga), issu de la photosynthèse des cyanobactéries22, et qui l’absorbaient auparavant. Son rejet massif, absorbé en partie par la Terre, en partie par l’atmosphère, permit ensuite la constitution de la couche protectrice23 d’Ozone O3 contre le rayonnement solaire et par ces phénomènes sur des temps géologiques importants, de constituer l’atmosphère telle qu’elle est aujourd’hui.

BIOTOPE primitif au regard de l’ALCHIMIE DE LA VIE

Pour nous, ce n’est donc pas la possibilité d’apparition ou d’émergence de la vie mais bien plutôt « son réveil ou sa renaissance effective » sur notre Planète qui se situa probablement vers -3,8 Ga (Éoarchéen), au terme des bombardements intensifs et cataclysmiques d’astéroïdes gigantesques (porteurs de molécules prébiotiques24), dans l’essentiel par une suite ininterrompue de pluies relativement abondantes de matériaux interplanétaires ou extraterrestres plus fins (des ultra-microsphérules25 et poussières jusqu’aux micrométéorites et petites météorites.) À savoir au terme de la migration de molécules carbonées (nitriles), azotées et phosphatées d’origine extra solaire et de leur reviviscence lors de leur inclusion terrestre, cependant avec le concours singulier du cycle du SOUFRE qui, pour nous, n’a pas été suffisamment pris en compte dans les modèles de « Soupe océanique et d’Atmosphère réductrice primitifs et à effet de serre » par les biochimistes.

C’est-à-dire par le jeu de la tectoniques de plaques, d’une intense activité volcanique primitive, sous-océanique26 (sur la croûte océanienne basaltique) et continentale, sur les jeunes plaques granitiques, génératrice de gaz CO2SO2, de vapeurs d’eau, de fumerolles, de Soufre cristallisé comme de ses principaux composés H2S, SO3, etc. Il est encore, à l’heure actuelle, plus de 1 500 volcans dont l’activité va de très peu active à très active ou éruptive (de hawaiienne à d’effondrement), répartis essentiellement sur les zones de subduction ou aux marges des plaques convergentes, sur les dorsales océaniques (à 75 %) et sur le rift africain oriental.

Il n’est certes ce jour aucune trace connue de vie fossile terrestre voire extraterrestre rattachée à cette période, hormis celle qui est « chimique » à travers l’enrichissement très important, par exemple, en isotope 12 (marqueur de matière organique) du carbone des roches sédimentaires du début de l’Achéen – et par rapport à l’isotope carbone 13 -, contenant en l’occurrence des traces d’eau. Ce n’est donc que vers -3,6 Ga (au Paléoarchéen) que proliférèrent en masse et colonies des bactéries primitives ou procaryotes27 photosynthétiques ou phototrophes et chimiotrophes dont nous avons heureusement pour quelques variétés, les traces fossiles à travers les stromatolites et que débuta, en l’occurrence, le cycle court du carbone :

6CO2 + 6H2O + γ (ou hν, photon, quanta de lumière, onde électromagnétique) → C6H12O6 (glucose) + 6O2.

Les archées et les cyanobactéries, micro-organismes unicellulaires, asexués, sans noyau ni organite, néanmoins pourvu d’un seul chromosome circulaire (chromoïde, contenant les molécules d’ADN) dans le stroma cellulaire ou cytoplasme, ont donc représenté, selon toute vraisemblance, les deux premières formes de vie ou lignées terrestres28 qui « se réveillèrent d’une Souche lithopanspermique ou d’un Ascendant inconnu, restée très longtemps en sommeil intergalactique » avant d’atteindre notre Planète et d’entreprendre sa colonisation29. À savoir furent-elles le pont biologique entre (dirons-nous conceptuellement) la « dernière cellule commune » et les organismes plus évolués, multicellulaires ou ses propres surgeons. C’est-à-dire les levures, les algues, les plantes, les champignons et les animaux dont l’homme, eucaryotes30… En l’occurrence, une complexification et modification des premiers êtres vivants à la suite de recombinaisons de leur matériel génétique et des mutations par réplications défectueuses, transferts de gènes31, contacts ou expositions à des agents mutagènes, etc. Mais ce contexte ne fit pas tout ni n’expliquera jamais tout de l’Origine de la Vie.

Car pour nous, aucune part importante ne fut concédée à l’aléatoire, bien que « l’évolution », l’adaptation ou la métamorphose ne se fit pas sans incident de parcours, impondérables et arrêts brutaux, mais releva plutôt d’un objectif ou d’un MIRACLE POSSIBLE, nous dirons en vertu « d’un Scénario de vie universelle « codé » dont nous ne saurions cependant concevoir ni la nature et l’origine ni l’objectif et qui fit rejaillir et converger la « CONSCIENCE », jusque là endormie dans la matière sidérale, SUR TERRE et dans une Direction bio-organique particulière que nous représentons aujourd’hui, au fur et à mesure de son développement et de sa complexification, c’est-à-dire en parfaite symbiose avec le Monde minéral qui lui servit autant :

  • de nutriments (H+, H3O+, N3-, N3-, CO32-, HCO3-, O2, S8, S2–, Sn2–, SO32-, SO42-, HSO3-, etc.) que plus tard
  • d’exosquelettes (chitine (C8H13NO5)n, carbonate de calcium CaCO3, silice, os : sclérite, corail, diatomée, carapace, etc.),
  • d’endosquelettes (calcium, phosphore, phosphate de calcium Ca3(PO4): spicules calcaires, os, etc.),
  • d’oligo-éléments essentiels (I, Fe, Cu, Zn, Se, Cr, Mo, Mn, Si, V, Ni et Sn),
  • de métalloprotéines (cations Mn2+, Fe2+, Ni2+, Cu2+, Zn2+, Ca2+, Mg2+), etc., propres à favoriser et faciliter les fonctions métaboliques essentielles de tout organisme vivant.

Il est encore à noter que les clusters Fe-S (réunion d’atomes de Fer-Soufre), Fe2S2, Fe3S4, Fe4S4, etc., ont un rôle biologique important dans la formation des protéines Fer-Soufre. Ils sont selon les processus engagés oxydo-réducteurs (mitochondries), catalyseurs (enzymes), générateurs (radicaux), donneurs (soufre), régulateurs (gènes), etc. Ils sont utilisés en chimie organométallique comme précurseurs d'équivalents de synthèse aux clusters biologiques : Fe3S2(CO)9[Fe3S(CO)9]2-, (C5H5)4Fe4S4 ou [Fe4S4Cl4]2-. Il leur est en outre attribué maintenant un rôle capital dans la formation du Vivant…

Conclusion

L’on comprendra mieux pourquoi les Anciens considérèrent « philosophiquement » le Monde dans sa totalité comme un Être vivant, la Nature à ses Ordres et l’exprimant qualitativement dans toutes ses manifestations, qu’elles fussent scindées par commodité par eux en les règnes animal, minéral et végétal. Cette notion traditionnelle qui, derrière son symbolisme, cache d’étonnantes « lois naturelles de dépendance réciproque ou de commensalisme » qui mettent à mal bon nombre de thèses ou concepts actuels, faute principalement d’une hyper spécialité cultivée dans les disciplines scientifiques reliées au vivant et qui n’architecture plus, par sa nature parcellaire, une indispensable vision d’ensemble, est donc fort éloignée du concept évolutionniste ou de sélection naturelle32 qui fait encore loi aujourd’hui, à laquelle furent joints comme une double béquille, le hasard et la nécessité dont personne33 n’a jamais réellement su apporter, malgré toutes les tentatives effectuées, une explication biologique purement rationnelle et satisfaisante, à savoir sur les seules bases physico-chimiques et leurs interactions :

LA VIE MÊME ÉTANT PAR ESSENCE PUREMENT IRRATIONNELLE ET BEAUCOUP TROP INVENTIVE POUR SE RETROUVER ASSURÉMENT AXIOMATISER DANS DES CONCEPTS VOIRE FORMULATIONS FIGÉES, QUI IMAGINENT À ELLES SEULES EN RÉPONDRE.

On voit là l’énormité de la chose, toute la contradiction encore entretenue, pour nous, à dessein…

QUI POTEST CAPERE, CAPIAT.

Chalybe


  • Notes de de l'article


    [1] Cet article est tiré de « Hiérarchie Céleste, MINÉRALITÉ et Corps Canoniques - Section 1 - Des V.I.T.R.I.O.L.U.M. d’origine minérale - Chapitre 1, du Soufre Canonique. » Texte intégral à paraître ultérieurement dans la Revue : Chroniques du Pays réel des Sages. Éditions du Cosmogone, Lyon.

    [2] Nous ne cachons pas que ses Échelons seront disséminés dans nombre de Chroniques.

    [3] Tiré du grec Theion – Encens céleste, de Theios – Divinités et Trinité, lui-même de Theos – Dieu.

    [4] Notion, entre parenthèses, qui, faute de n’avoir pas été comprise, n’est plus admise depuis Lavoisier.

    [5] C’est en cela que l’Art vient en aide à la sage Nature.

    [6] Hormis qu’en elle, chez tous les Corps, gît au moins le Mercure premier.

    [7] Conf. La Vérité alchimique, de Eyrénée Philalèthe. Éditions du Cosmogone, Lyon. Conf. de même les ouvrages de Mondschneider, Basile Valentin, Cosmopolite, Isaac le Hollandais, etc., qui n’ont pas été avares d’insignes révélations.

    [8] Les acides aminés soufrés, constituants de protéines : méthionine C5H11NO2S et cystéine C3H7NO2S, l’homocystéine C4H9NO2S par catabolisme de la cystathionine C7H14N2O4S et la taurine C2H7NO3S en tant que dérivé.[

    [9] Huit cycles principaux : hydrogène, oxygène, eau, carbone, azote, soufre, phosphore, métaux. Ils concernent l’atmosphère, l’hydrosphère, la cryosphère, la lithosphère, la géosphère, la biosphère.

    [10] Les chondrites carbonées ou CI – trouvées près d’Ivuna, en Tanzanie, et classées Cl1 - donnent 4,6 Ga au système solaire.

    [11] Produits d’irradiation internes, éteints aujourd’hui, nucléosynthétisés autour du Soleil naissant et apportés ensuite, selon toute vraisemblance, par les météorites ainsi que ceux, externes, qui furent éjectés des supernova, géantes rouges, etc., et qui participèrent ainsi à la formation de notre système solaire : le 7Be (Temps de 1/2 vie = 53 jours), le 10Be (T1/2 = 1,5 Ma), le 26Al (T1/2 = 0,73 Ma), le 36Cl (T1/2 = 0,3 Ma), le 41Ca (T1/2= 0,1 Ma), le 53Mn (T1/2 = 3,7 Ma) et le 60Fe (T1/2 = 1,5 Ma), etc.

    [12] Pellicule mince externe ou croûte, constituée principalement de roches ou laves mafiques (basalte, olivine, biotite, etc.) et felsiques (magmatiques silicatées, quartz, feldspath, orthose, etc.)

    [13] Roches ultramafiques ou ferro-magnésiennes ; principalement composées de péridotites, roches intrusives ou plutoniques (lherzolite, dunite, wehrlite, etc.) ou issues de leurs dégradations.

    [14] IT = 2/5 MT R2T W ; MT, masse de la Terre = 6 x 1024 kg ; RT, rayon de la Terre = 6,4 x 106 m ; W, pulsation de la Terre. Elle vaut 2π/T et T est la période de rotation ou la durée du jour sidéral.

    [15] Datation de zircons par le système U/Pb avec la sonde ionique SHRIMP de l’Australian National University de Canberra : la sonde ims 1280 permettra la datation 87Rb/87Sr et la datation 40K/40Ca à l’échelle micrométrique et l’identification de nouveaux échantillons hadéens et archéens.

    [16] Essentiellement des chondrites ordinaires ou aérolithes Cl1, contenant : 3 à 5% de carbone, 20% eau (elles contiennent deux fois plus de deutérium que l’eau terrestre primitive), silicates hydratés, magnétite, sulfures, acides aminés – fonctions amine NH2 et acide carboxylique COOH avec chaîne latérale R - , composés organiques.

    [17] Il est un satellite rocheux et jeune (aucun impact météoritique) de notre système solaire qui, en dégageant deux fois plus d’énergie que la Terre, se révèle ainsi le plus actif des corps. Il fait partie des quatre Corps du système solaire (avec les satellites Encelade de Saturne et Triton de Neptune + notre Planète bleue) sur lesquels des éruptions ou des éjections de matière ont pu être observées directement et photographiées. Io, gravitant à 422 000 km de Jupiter, de 3 600 km de diamètre et de gravité 0,38, visitée par les sondes Voyager (en 1979) et Galileo (en 2000), montre sur toute sa surface une activité volcanique de grande ampleur (plus de 200 volcans – une quinzaine pour la Terre - ont des caldeiras ou cratères formés pas l'explosion ou l'effondrement de leurs cheminées volcaniques) supérieurs à 20 km : Marduk, Maui, Creidne, Culann, Inti, Surt, Prométhée, Héphaïstos, Pillan Patera, Tvashtar, Pélé, Loki, Amaterasu, Ulgen, Viracocha, Amirani, Masubi, etc.), qui, par ses rejets et émanations permanentes de matières sulfureuses à quelques 100 °C, particules et gaz (dont l’hydrogène), pouvant atteindre 300 km d’altitude à quelque 1 000 m/s, inondent sous forme d’un gel blanc de dioxyde de soufre, de chlorure de sodium (NaCl) et de soufre rouge-orangé sa surface silicatée. Des températures qui vont de -145 à -200 °C règnent en surface. Les lacs de laves atteignent des températures supérieures à 1 800 °C et ses fontaines surgissent parfois à 1 500 m de hauteur. Son plus haut sommet vaut deux fois l’Himalaya. Son noyau composé de fer de 1 000 km de diamètre au minimum lui octroie ainsi un champ magnétique. Il possède une très faible atmosphère en SO2, vapeur d’eau et oxygène atomique. Un plasma de particules et de gaz (nuage gazeux) qui gravite autour de lui et suit son orbite, serait composé dans l’essentiel de sodium (Na), de dihydrogène (H2) et de Chlore (Cl). Il contient probablement des roches radioactives, cependant en très faibles quantités. L’activité magmatique mantéique (de 100 à 1000 km de profondeur) pourrait provenir de l’attraction conjuguée ou forces de marées de Jupiter et des autres satellites, c’est-à-dire des frictions du manteau, fréquemment surélevé à plusieurs centaines de mètre d’altitude… Mais rien n’est sûr actuellement.

    [18] H2O ó H+ + OH; H2O + H+ ó H3O; 2 H2O ó H3O+aq + OH-aq

    [19] Absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface, contiennent voire réchauffent le climat, élèvent la T°.

    [20] Voir Tableau du pourcentage en atomes.

    [21] Composés à l’origine de l'oxyde de Fer(II), FeO ou oxyde ferreux, parfois d’ions ferreux Fe2+ en solution ou en couple redox Fe2+/Fe ; plus rarement de fer(III), Fe2O3 ou oxyde ferrique, d’ions ferriques Fe3+, peu solubles, et de couple Fe3+/Fe2+. C’est la raison pour laquelle on trouve principalement du sesquioxyde de fer, oxyde ferrique ou de fer (III) ou Fe2O3 : α-Fe2O3 ou hématite, le plus répandu ; β-Fe2O; γ-Fe2O3 ou maghémite ; ε-Fe2O3.

    [22] Cyanophycées, bactéries primitives ou procaryotes autotrophes dites algues bleues-vertes, apparues il y a probablement -3,6 Ga. Une production conséquente d’oxygène libre O2 s’amorça avec leur apparition, capables qu’elles sont de faire la photosynthèse oxygénique. Elles transforment l'énergie lumineuse en énergie chimique utilisable par la cellule, fixent le dioxyde de carbone CO2, le diazote N2, etc., et libèrent l’O2.

    [23] Barrière naturelle contre les ultraviolets. Schématiquement, les UV-C dissocient H2O en H, O et radicaux OH. S’ensuit une recombinaison d’H2O, d’O2 et une production d’O3 par un O capturé par O2.

    [24] Des chondrites carbonées (Murchison, Murray, Orgueil et Allende) ont révélé renfermer des molécules prébiotiques composées d’acide cyanhydrique HCN, de formaldéhyde HCHO, d’acétonitrile CH3CN, d’acides aminés, d’alcools, etc. Des comètes ont pu apporter également sur Terre le cyanoacétylène HC3N, premier membre de la famille des nitriles (HC3N, C4N2, HC5N) reconnu comme un précurseur prébiotique, et lui faire ainsi jouer un rôle capital dans la formation de composés organiques du vivant alors même que l’atmosphère primitive était réductrice - ainsi que des molécules organiques plus complexes (hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc.) À l’heure d’aujourd’hui, plus de 80 molécules organiques ont été découvertes dans les nuages denses de gaz et de poussières interstellaires. Des chercheurs du CNRS ont montré récemment que la synthèse d'acides aminés était tout à fait possible dans les conditions interstellaires en obtenant 6 des 20 acides aminés présents dans les protéines et par -261 °C, en vide poussé. À titre d’information, le pourcentage actuel des métaux métabolisés par les organismes vivants est le suivant : Ca (1.90 %), K (0.23 %), Na (0.08 %), Mg, Fe, Zn, Al, Cu, Mn, Pb, Se, Co, Mo, à l’état de traces. Le pourcentage des Métalloïdes métabolisés : O (62,43 %), C (21,15 %), N (3.10 %), P, S, Cl, I, F, Br, Si, inférieurs à 1 %).

    [25] De taille micrométrique, entre 3 et 18 μm.

    [26] Le Mauna loa Hawaiien, au centre du Pacifique, est le plus grand volcan actif du monde avec 4 171 m d' altitude et un diamètre de 100 km au niveau de la mer. En réalité, il repose au fond de l' océan à 5000 m de profondeur. Sa dénivellation réelle est donc légèrement supérieur à 9 000 m.

    [27] Archées et eubactéries : êtres vivants unicellulaires, sans noyau. Les bactéries vertes (Chlorobactéries) et pourpres (rhodobactéries) appartiennent à cette même famille photosyntétiques mais sont sulfato-réductrices, soit capables d’oxyder le soufre réduit ou ion S2- en ion-sulfate SO42-. Elles ont donc eu une action importante dans la dissolution de sulfates dans l’hydrosphère, dès l’aube de l’Archéen. Elles ne produisent pas d’oxygène lors de la photosynthèse mais dans le cycle du soufre, elles oxydent, par exemple, le sulfure d'hydrogène H2S en soufre élémentaire Sn. Il est encore une famille de bactéries chimiotrophes (lithotrophes et organotrophes) qui utilisent les composés chimiques comme source d’énergie – par oxydoréduction.

    [28] La troisième forme de vie ou lignée est représentée par les eucaryotes.

    [29] Loin de nous l’idée « d’extraterrestres, de créatures monstrueuses » selon ce que se prête à imaginer la science-fiction.

    [30] Le génome nucléaire est contenu dans le noyau.

    [31] Par transformation, transduction et conjugaison.

    [32] Quoique le cas fondé par l’observation fasse généralité, il n’a cependant jamais été prouvé scientifiquement que le plus faible ou chétif, face à l’adversité, à la maladie ou aux impondérables, cède invariablement par rapport au plus fort : l’adaptabilité dans l’urgence, lorsqu’elle est du ressort même de la survie, et les ressources innées sont très certainement beaucoup plus intelligentes que ce que les milieux officiels veulent bien admettre ou concevoir.

    [33] 1970, Jacques Monod. Le talent et la récompense suprême (lauréat du prix Nobel 1965) qui lui fut co-attribuée (à François Jacob et à André Lwoff de même) à la suite de travaux et de découvertes concernant le contrôle génétique des synthèse enzymatiques et virales, ne lui empêchèrent pas de postuler à tort dans cet ouvrage : « Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que l’information soit jamais transférée dans le sens inverse, c’est-à-dire de l’ARN vers l’ADN. C’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire. » Le biologiste Mirko Beljanski qui remit en cause par ses propres travaux le « dogme » de son patron de l’époque ou l’impossibilité de la transcriptase inverse bactérienne (de l’ARNm ou messager puis de l’ARNr ou ribosomique vers l’ADN enzyme), en fit les frais en 1978 sous la direction de François Gros (alors directeur de l’Institut Pasteur depuis 1976, à la suite de Jacques Monod.) Avant que ne fût enfin établie cette vérité, en 1989, par une équipe de chercheurs américains. Voici qui devrait pousser les directions scientifiques à la plus grande prudence. Nous n’avons jamais partagé, bien évidemment, la conclusion de Jacques Monod : « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »