Je t’aime davantage Aujourd’hui plus qu’hier Et bien moins que demain »
(Texte de Rosemonde Gérard, gravé à l’intérieur d’un médaillon,
et que mon père citait souvent, sur des cartes ou des lettres adressées à ma mère)
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Marseille, le 23 mai 1937 (derrière une photo) : « Petite marguerite effeuillée que vas-tu me répondre ? Grâce à Dieu, si je n’ai pas satisfaction, j’ai encore tout un massif pour recommencer. Tendrement, Roger. »
Arles, 8 septembre 1937 (derrière une photo de ma mère, écrit par elle) :« Aimes-tu ? Ce… regard … lourd … de … Tendresse … Hum. Ton affectueuse Rithé qui … a peur !! »
15 janvier 1938 : mariage de Mlle « Phi-Phi » Court (diminutif de Joséphine, sœur aînée de ma mère) avec Monsieur Etienne Méric.
Camp de la Gorra le 12 avril 1938 pendant la période militaire des 15 jours (écrit par mon père derrière une photo) :« Voici pour m’Amour l’unique photo tirée pendant la période de 2ème réserve. Ce 12, j’étais de service « de jour ». C’est en surveillant la distribution des plats que le photographe m’a pris avec une pièce de mon groupe. Ton petit sergent qui t’adore, Roger. »
8 mai 1938 : les fiançailles (textes écrits derrière photos) : « L’un contre l’autre, ta tête un peu sur mon épaule. Dieu fasse qu’il en soit ainsi, toujours. M’Amour, je t’adore, ton Roger » « Fiançailles resplendissantes de joie, d’allégresse, telle est la physionomie de ce groupe magnifique qui reflète si grandiosement notre beau 8 mai 1938. Ton fiancé chéri qui t’aime à la folie. Roger » « Francs comme l’or nos yeux n’ont point peur de se rencontrer. Ils ne peuvent qu’y lire franchise, et Amour. Le cadre de ces fleurs ne pouvait mieux t’aller ma Ri. Affectueusement à toi, ton fiancé tien, Roger. »
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Menus du repas de fiançailles, rédigés pour M. Louis Court et Mme Louise Court (mes grands-parents maternels) par un convive facétieux (dont j’ignore l’identité)
MENU (de Mme Louis Court)
Hors d’œuvres avariés Pâtés glacés Macédoine Veau à la Navarraise Petits pois à l’américaine Poulet de Bresse manqué Salade de Maison Pièce glacée Bombe montée
Petits Courts
Dragées Chewing-gum Vins Langogne – Blanc bec Vin vieux 1939 Moscatto di canelloni Monsieur Café – Cognac Fiançailles officielles de Mademoiselle :Marie-Thérèse Gabrielle Court (petite-main) et de Monsieur Roger Caro Arles le 8 mai 1838
MENU (de M. Louis Court)
Hors d’œuvres mariés Pâtés chauffés Macédoine Veau à la Navarraise Petits pois lourds Poulet de Bresse rajeuni Salade de Maison Bombe glacée Pièce à monter Petits Courts Dragées VINS Bourgogne – Blanc baptisé Vin vieux jeune Moscatto di Canelloni Café – Cognac Mousseux Fiançailles de Mademoiselle Marie-Thérèse Court et de Monsieur Roger Caro Arles le 8 mai 18921 ***************
15 octobre 1938 : le mariage
« Mois d’Octobre béni, tu as comblé mon âme, Par des Actes créés par nous autres humains Tu m’as donné un cœur, en ma petite femme Que je veux vénérer après ce doux hymen »,Roger
(derrière une photo)
Arles, 15 octobre 1938 : menu du repas de mariage
Hors d’œuvre Jambon, saucisson, olives, beurre Merlan sauce mayonnaise Veau Marengo aux champignons Haricots verts à l’Anglaise Pintadons dorés Salade Dessert Pièce montée Bombe glacée Corbeille de fruits Biscuits fins Dragées Vin rouge Vin blanc Chateauneuf du Pape Mercier Café
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[Discours écrit par un inconnu (je crois reconnaître l’écriture de ma mère dont j’ai conservé le cahier, manuscrit, de chansons), adaptable à tout mariage… et me semblant convenir au sien…]
Chère Amie, cher Monsieur, chère Madame, ou chère Cousine, etc.
Un noble patricien de l’antique Rome, mariant sa fille, disait à son gendre : « Mon fils, en vous donnant aujourd’hui mon enfant, je vous lègue un trésor. Ma fille est bonne ; ma fille est vertueuse : cela vaut plus que les richesses des Césars de Rome, des doges de Venise et des Princes de Carthage :… Cette phrase du patriarche me revient à l’esprit aujourd’hui, et je veux, à vous aussi, chère Madame, vous l’attribuer : je ne crois pas qu’elle puisse trouver une meilleure et plus juste application. Celle qui, ici, dans ce joyeux comité, est la reine de la fête, mérite hautement l’éloge d’un ancien. Bonne et vertueuse vous l’êtes, et d’une manière admirable. Et dans notre siècle d’égoïsme, quel touchant spectacle que celui de la fraternité, de la sentimentalité, à une époque surtout de matérialisme ! Si le monde est parfois ingrat, il est une puissance suprême qui régit l’univers et qui est juste : c’est la divine Providence ! Elle bénit les braves, et, tôt ou tard, aussi, Elle se charge de les récompenser ! O Ciel, nous t’implorons ! Protège la jeune mariée ; bénis son union ! bénis son Epoux aussi. Il est bon, il est loyal ; il est digne de Celle qu’il a choisi pour être la compagne de sa vie ! Dieu de bonté, suprême majesté, donne-leur joie, santé, réussite ! Ils le méritent ! Et nous serons heureux s’ils le sont eux-mêmes : c’est le vœu le plus ardent de nous tous, parents, amis et invités ! Arles … [1]Cette date fait bien entendu partie de la plaisanterie.